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Début des négociations entre la Ville de Québec et les syndicats dans le calme

Hôtel de ville de Québec.

Le drapeau du Québec est placé au centre, devant l'hôtel de ville de Québec.

Photo : Capture d'écran Google Maps

Radio-Canada

Les premières rencontres de négociations en vue du renouvellement des conventions collectives sont commencées à la Ville de Québec. Cinq groupes doivent trouver un terrain d'entente avec l'administration Labeaume. Le retour aux tables de négociations se fait pour l'instant dans un climat respectueux.

Un texte de Louise Boisvert

« La première rencontre a plutôt été cordiale » confirme Éric Gosselin, président de l'Association des pompiers professionnels de la Ville de Québec. Un changement de ton notable quand on sait que parfois, les discussions tournaient au vinaigre dès la première rencontre.

Les cahiers des demandes patronales et syndicales sont sur la table. Signe que ces négociations s'amorcent sur une base plus respectueuse, toutes les parties souhaitent demeurer discrètes sur la teneur des discussions à venir.

« Pas de mauvaise surprise jusqu'à maintenant », précise Marc Richard, président de la Faternité des policiers de la Ville de Québec.

Les négociations commencent 90 jours avant la fin des présentes conventions collectives. C'est une nouveauté depuis l'entrée en vigueur, il y a deux ans, de la loi concernant le régime de négociation des conventions collectives et de règlement des différends dans le secteur municipal. Cette loi édicte avec précision la durée maximale des négociations.

La Ville et les groupes syndicaux disposent maintenant de 240 jours pour s'entendre. La loi prévoit 60 jours supplémentaires de médiation, renouvelable une fois, et 6 mois de plus devant un arbitre si nécessaire.

L'objectif est d'éviter que les négociations s'étirent en longueur comme cela s'est déjà vu entre la Ville et ses pompiers, qui ont dû avoir recours à un arbitre après plusieurs années de négociations qui tournaient en rond.

L'effet de la loi 15

Ce qui a changé aussi depuis les dernières négociations, c'est l'adoption à l'Assemblée nationale de la loi 15 sur le partage des déficits des régimes de retraite.

« On a déjà tout donné », affirme le président des policiers devant la possibilité que la Ville leur demande de nouvelles concessions.

Les syndicats estiment avoir fait un énorme sacrifice devant l'imposition de ces nouvelles règles. Ils les contestent d'ailleurs devant les tribunaux.

« J'espère que la Ville ne sera pas trop gourmande », ajoute-t-il.

Le président du Syndicat des fonctionnaires municipaux, Réal Pleau va dans le même sens. « Il n'y a pas d'enjeux majeurs à ce moment-ci. Il y en aura peut-être plus quand on sera rendu aux clauses salariales. »

Climat de travail

Ce qui saute aux yeux du président des cols blancs cependant, c'est la nécessité de revoir les relations de travail pour ramener un climat plus sain à la Ville de Québec.

La dernière négociation avait failli se terminer en grève générale illimitée, prévue pour le 3 juillet 2014, date d'anniversaire de la Ville de Québec. Une entente de dernière minute avait permis d'éviter le pire.

« Les syndiqués pansent encore leurs plaies à la suite des années difficiles et tendues avec l'administration Labeaume », dit-il.

Réal Pleau espère que l'arrivée d'un nouveau directeur général à la tête de la Ville va permettre de renverser la vapeur. Luc Monty est entré en fonction il y a quelques jours à peine.

Le maire de Québec, qui s'occupe aussi des relations de travail, ne voulait commenter le début des négociations. Plusieurs syndicats nous ont confirmé que la Ville n'avait pas l'intention de « tester » la loi qui encadre les négociations. Pour l'instant, toutes les parties veulent arriver à une entente selon l'échéancier prévu.

Ce ne sont pas tous les syndicats de la Ville qui entrent dans la danse des négociations. Les associations de cadres vont le faire après la période des Fêtes.

Québec

Relations de travail