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Un laboratoire de l'UQAR tout près du pôle Nord

Un paysage d'Alert

Le laboratoire de l'UQAR à Alert

Photo : UQAR

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) dispose désormais d'un laboratoire permanent situé tout près du pôle Nord géographique. Ce laboratoire, qui se trouve à la station militaire d'Alert, au Nunavut, a été aménagé au printemps dernier grâce à une entente avec le ministère de la Défense nationale.

Un texte de Marie-Christine Rioux d'après les informations d'Ariane Perron-Langlois

Il servira entre autres à des projets de recherche sur les oiseaux migrateurs, sur l'adaptation au froid de certaines espèces et sur les effets des changements climatiques sur la biodiversité.

Le professeur en biologie à l'UQAR François Vézina affirme d'ailleurs que ce laboratoire est idéal pour étudier les changements climatiques, puisque les changements les plus rapides sont observés dans le Grand Nord. M. Vézina est l'un des chercheurs qui utilisent le laboratoire pour ses recherches.

Un membre du laboratoire d'étude sur la faune nordique observe un oiseau.
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Un membre du laboratoire d'étude sur la faune nordique observe un oiseau

Photo : UQAR

Selon lui, ces nouvelles installations vont faciliter la vie des chercheurs en leur permettant d'être présents à n'importe quel moment de l'année et de réaliser des tests plus poussés sur place.

Le laboratoire leur évite également d'avoir à envoyer leur matériel chaque année dans le Grand Nord.

Des membres de l'équipe de l'UQAR qui étudie la faune nordique à l'extérieur, dans la neige
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Des membres de l'équipe de l'UQAR qui étudie la faune nordique

Photo : UQAR

François Vézina explique que le froid nuit aux instruments de mesure, ce qui rend les données recueillies moins fiables.

Avec un laboratoire chauffé, les chercheurs sont en mesure de prendre des mesures fiables de ce qu'ils rapportent du terrain.

C'est un environnement qui est stable et qui nous permet d'avoir plusieurs personnes, ajoute le professeur. Les installations peuvent accueillir environ six chercheurs à la fois.

« Un des grands bénéfices d'avoir la station d'Alert, c'est qu'il y a beaucoup d'études qui se font dans l'Arctique, mais il y a très peu de sites si hauts dans le Nord et si facilement accessibles. »

— Une citation de  François Vézina, professeur en biologie

Le professeur de biologie affirme que, grâce au laboratoire, il sera possible de faire des recherches plus poussées sur la faune et la biodiversité du Nord.

Le premier projet de recherche sur lequel travaille l'équipe de l'UQAR, en collaboration avec le ministère de la Défense, a comme objectif de cartographier l'environnement près d'Alert.

Une partie du laboratoire de l'UQAR à Alert: on voit des appareils électroniques et des bonbonnes.
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Une partie du laboratoire de l'UQAR à Alert

Photo : UQAR

Selon M. Vézina, le territoire ressemble à un désert arctique, mais possède tout de même des zones humides qui attirent de la biodiversité et des oiseaux.

Les chercheurs étudient, par exemple, les endroits où ces animaux du Nord se rendent le plus souvent.

Dans le cadre de l'entente avec le ministère de la Défense, les chercheurs de l'UQAR produiront un premier plan de gestion de la biodiversité d'ici cinq ans pour assurer la protection de la faune et de la flore locales.

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