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Le tourisme autochtone de plus en plus populaire en Colombie-Britannique

Un homme de dos en canot.

Frank Antoine, le coprésident de l'Association du tourisme de la province, pense qu'il est essentiel que l'industrie informe les touristes sur le passé et le présent des peuples autochtones.

Photo : Frank Antoine

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un nouveau rapport publié par l'Association du tourisme autochtone de la Colombie-Britannique indique que, l'an dernier, l'industrie a généré des revenus de 705 millions de dollars et a fourni plus de 7400 emplois à temps plein. Ces chiffres sont « sans précédent », selon l'organisation.

Environ 400 entreprises de tourisme autochtone sont en activité dans la province, comparativement à 267 en 2014, d’après l’étude réalisée par la firme O’Neil Marketing & Consulting. La plupart vendent des produits ou offrent des services d’hébergement ou d’expédition dans la nature.

Plusieurs de ces entreprises sont directement contrôlées par les Premières Nations et, lorsque ce n’est pas le cas, la culture autochtone est au coeur de l’attraction touristique proposée. Le rapport précise qu’environ 48 % des employés de l’industrie sont Autochtones.

« Une grande partie de ce succès est attribuable au travail acharné et au dévouement des entrepreneurs autochtones qui, avec l’aide de nos partenaires, offrent des activités qui témoignent de la diversité de nos cultures autochtones à près de 3,6 millions de touristes chaque année », indique la coprésidente de l’Association, Bendra Baptiste.

En quête d’authenticité

Pour Frank Antoine, l’autre coprésident de l’Association et propriétaire de l’entreprise d’aventures Moccasin Trails, il est essentiel de s’assurer que la culture et les terres autochtones sont respectées, et non exploitées.

« Il ne faut pas essayer de se vendre, mais plutôt d’informer les gens à propos de nos origines et des raisons pour lesquelles un territoire en particulier est sacré », dit-il.

James Cowpar a cofondé Haida Styles Expeditions, à Haida Gwaii, un archipel du nord de la province, et estime qu'il est important pour l’industrie de demeurer authentique.

On ne va pas jouer aux Indiens dans nos entreprises. Quand nous recevons des voyageurs de partout à travers le monde, nous devons rester nous-mêmes.

Une citation de : James Cowpar, cofondateur de Haida Styles Expeditions

James Cowpar précise que les guides peuvent porter des habits traditionnels s’ils le souhaitent, mais qu’ils sont libres de s’habiller comme ils le veulent.

Un succès qui contribue à la crise du logement

Depuis quelques années, les touristes sont de plus en plus nombreux à s’intéresser aux communautés comme celle de Haida Gwaii.

Si la venue de ces visiteurs est bénéfique pour les commerces et les artisans locaux, elle signifie aussi que la demande augmente pour des logements à court terme.

« Comme à Vancouver et dans d’autres villes, il peut être difficile de trouver un logement à long terme », dit James Cowpar. Il ajoute qu’une fois la période estivale arrivée, certains propriétaires choisissent d’offrir leur logement sur Airbnb.

Un rapport financé par l’organisme BC Housing et la Gwaii Trust Society démontre que l’augmentation du tourisme et de la demande de logements à court terme joue effectivement un rôle dans la pénurie de logements dans l’archipel de Haida Gwaii.

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