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Projet pilote sur le mont Royal : une 1re évaluation « positive », dit la Ville

Un panneau de signalement sur l'avenue du Mont-Royal indique que la circulation de transit est interdite sur la voie Camillien-Houde.
La circulation de transit a été interdite sur la voie Camillien-Houde et le chemin Remembrance du 2 juin au 31 octobre dans le cadre d'un projet pilote. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'administration Plante se dit « extrêmement satisfaite » du projet pilote sur la voie Camillien-Houde. Si l'interdiction de circuler en transit sur la montagne a permis de réduire la circulation et d'améliorer la quiétude du parc en cinq mois, la Ville reconnaît toutefois que d'importants problèmes de cohabitation entre automobilistes, piétons et cyclistes subsistent.

Un texte de Julie Marceau

« On est extrêmement satisfaits, même joyeux; c’est inespéré […] Quand on fait un projet pilote, on a des fois des appréhensions et des doutes, et là, on a des résultats. Il n’y a pas eu d’accidents », a indiqué mercredi Luc Ferrandez, responsable des grands parcs au comité exécutif de la Ville.

En plus de la diminution du bruit et du débit de la circulation sur la montagne, la ponctualité des lignes d'autobus de la Société de transport de Montréal a été améliorée.

Au cours du projet pilote, qui prend fin mercredi soir, des usagers de la route ont toutefois continué de tenter de circuler en transit sur le mont Royal, mais ce nombre a chuté de près de la moitié en quatre mois, passant d'approximativement 600 à 700, en juin, à environ 300 à 400, en septembre, selon le bilan préliminaire du Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal.

Les fonctionnaires de la Ville notent aussi que les automobilistes ont respecté la vitesse moyenne permise, mais que celle des cyclistes était supérieure d'environ 10 km/h à la limite prescrite.

Conflits entre usagers de la route

« Je crie victoire sur certains constats : accidents, circulation, accessibilité […] », a indiqué Luc Ferrandez, qui convient toutefois que le projet pilote a laissé d’importants problèmes irrésolus.

« Des comportements dangereux et/ou illégaux ont été observés […] notamment le stationnement des voitures sur les accotements, des virages en « U » et des conflits entre les cyclistes et les usagers du transport en commun », peut-on lire dans le document de la Ville.

« Le projet pilote n’a pas permis de régler tous les problèmes de cohabitation entre les automobilistes, les cyclistes et les piétons », ajoute-t-on.

« On n'est pas aveugles, on a vu nous-mêmes, on a discuté avec la police, on a été sur place et on a vu que c’était loin d’être une solution idéale [l’interdiction de transit] », admet Luc Ferrandez.

Ces problèmes, qui ont été principalement observés dans le secteur du belvédère Camillien-Houde, pourraient notamment être dus à l’augmentation croissante du nombre de visiteurs et d’autobus touristiques, croit le responsable des grands parcs.

C’est pas parfait. Il va falloir continuer à travailler.

Luc Ferrandez

Annoncé en février 2018, le projet pilote a débuté le 2 juin. Jusqu'au 31 octobre, seuls les véhicules d’urgence, les véhicules de fonction, les moyens de transport collectif et les vélos ont été autorisés à traverser la montagne. À compter de jeudi, la circulation de transit, interdite depuis cinq mois, sera permise de nouveau sur le mont Royal.

Les consultations menées par l'Office de consultation publique de Montréal (OCPM) sur les voies d'accès au mont Royal reprendront le 8 novembre.

Un rapport final est attendu au cours de l'hiver et permettra de déterminer si l'interdiction de transit sera appliquée ou non de façon permanente, ou si une autre solution sera envisagée.

« Il y a toutes sortes de solutions qui vont être mises sur la table […] Est-ce que celle-là est la meilleure? Peut-être pas », a conclu mercredi Luc Ferrandez.

Réactions partagées

Pour l’opposition officielle à l’Hôtel de Ville de Montréal, le projet pilote a été un échec.

« Ils viennent de confirmer que l’enjeu le plus problématique était les demi-tours illégaux. Et ça, le projet pilote ne l’a pas adressé », fait remarquer le chef de l’opposition, Lionel Perez.

Chez les Amis de la montagne, on déplore que l’accessibilité ait été réduite sur le mont Royal pendant la durée du projet.

Mais pour la PDG de Vélo Québec, Suzanne Lareau, le bilan est positif. « On devrait en faire une mesure permanente, pour retrouver un vrai chemin de parc, et, deuxième chose, on devrait revoir la configuration de Camillien-Houde », dit-elle.

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