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L’UQAC élabore sa politique sur les violences à caractère sexuel

Un aperçu de l'exposition «T'étais habillé(e) comment?» à l'UQAC

Photo : Radio-Canada / Mélissa Savoie-Soulières

Radio-Canada

L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) planche actuellement sur sa politique sur les violences à caractère sexuel. Pour être conforme à la loi, l'institution a jusqu'en décembre pour l'adopter.

Un texte de Mélissa Savoie-Soulières

L’Université rédige en ce moment une première ébauche de sa politique. Elle sera soumise à des consultations au sein de la communauté universitaire. L’UQAC compte consulter autant ses professeurs que ses étudiants et ses gestionnaires.

Ensuite, la politique pourra être adoptée par son conseil d’administration.

Il y aura nécessairement la création d'un bureau pour recevoir les gens qui sont des victimes , d’ajouter le vice-recteur aux partenariats et secrétaire général de l’UQAC, Alexandre Cloutier.

Ce bureau aura pour mandat d'éduquer la communauté universitaire et d'encourager les dénonciations.

Il faut que les gens sachent reconnaître les violences à caractère sexuel pour qu'ils puissent dénoncer et, ce qu'on veut, c'est davantage de dénonciation et davantage de confidences, que les gens sortent de leur mutisme, qu'ils se sentent à l'aise d'en parler, que ce soit avec leur ami, avec un gestionnaire, c'est ce qu'on veut ici à l'UQAC, explique la responsable du bureau de réception des plaintes de l’UQAC, Marie-Josée Duperré.

Une exposition pour éduquer

Alors que l’UQAC réfléchit à sa politique sur les violences à caractère sexuel, au centre social, des robes, des jeans et des pyjamas sont exposés pour déconstruire le mythe selon lequel les vêtements portés par une victime ont un lien avec son agression.

L’exposition T'étais habillé(e) comment? est percutante, préoccupante et touchante. Les vêtements sont exposés avec le récit d'agressions bien réelles.

Non, ce n'est pas comment on est habillé qui va créer l'agression sexuelle, c'est le fait d'être en présence d'un agresseur.

Christine Audet, intervenante, Maison ISA

Des expositions comme celle présentée à l’UQAC jusqu’au 1er novembre contribuent à démystifier les agressions sexuelles.

Je pense qu'il faut la construire [la politique de l’UQAC] de façon à penser justement aux besoins des victimes. Il y a toute la notion de confidentialité qui est importante. Il y a tous les mythes et préjugés qu'il faut prendre en compte pour pas que la politique soit responsabilisante envers les victimes , estime Christine Audet de la Maison ISA.

Saguenay–Lac-St-Jean

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