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Changer les mentalités pour mieux servir les personnes transgenres victimes de violence domestique

Portrait d'une femme.
Jayce Carver, directrice générale de WE Trans Support Photo: CBC/Stacey Janzer
Radio-Canada

Une militante pour les droits des personnes transgenres réclame un changement de mentalités dans les refuges pour les victimes de violence familiale.

Jayce Carver, directrice générale de l’organisme WE Trans Support, était invitée à Ottawa à une audience du Comité permanent de la condition féminine de la Chambre des communes pour parler de programmes fédéraux visant à venir en aide aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale.

Elle a profité de sa présentation pour expliquer qu'afin de répondre aux besoins des personnes transsexuelles, il était nécessaire que plus de données soient recueillies dans ces structures d’accueil.

Ce n'est pas très souvent que les personnes appartenant à des populations marginalisées sont invitées à prendre la parole devant un forum de ce type, note Mme Carver.

Il est toutefois difficile, selon elle, de faire comprendre au gouvernement fédéral à quel point il est délicat pour une personne transgenre de se sentir assez à l'aise pour accéder à un refuge.

Le gouvernement collecte des données sur d'autres populations marginalisées, telles que les femmes autochtones. [...] Il est difficile d’attendre du gouvernement qu’il s’interroge sur les [besoins] des personnes transgenres et qu’il accorde le financement adéquat pour soutenir ceux qui vont dans les refuges, explique-t-elle.

Offrir des lits sécurisés

Jayce Carver s'est par ailleurs faite l'avocate de l'ouverture de lits dits sécurisés dans les refuges et non spécifiquement désignés pour les hommes ou pour les femmes.

Les personnes transgenres restent généralement dans des situations très précaires pendant de plus longues périodes, car elles croient qu'elles ne peuvent pas avoir accès à un hébergement sûr, explique-t-elle.

Mme Carver estime que son passage devant le comité est un signe que le mouvement trans est en expansion et que le gouvernement souhaite assurer la sécurité des membres de la communauté.

Si nous ne sommes pas assis à la table, nos problèmes ne seront jamais abordés, affirme-t-elle.

Windsor

Société