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Mort d'un motocycliste : la policière Isabelle Morin acquittée

Il y a des dommages apparents sur le côté du véhicule.

L'autopatrouille que conduisait la policière Isabelle Morin au moment de la collision avec le motocycliste Jessy Drolet.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La policière de Québec Isabelle Morin est acquittée d'avoir causé la mort du motocycliste Jessy Drolet lors d'une manoeuvre avec son autopatrouille sur l'autoroute Laurentienne, à l'été 2015.

La femme a éclaté en sanglots en attendant le verdict prononcé mardi matin au palais de justice de Québec.

Isabelle Morin faisait face à une accusation de conduite dangereuse ayant causé la mort.

Le soir du 10 septembre 2015, la conductrice de 47  ans, qui cumulait 19 ans de service dans la police, a fait demi-tour dans une zone de travaux sur l'autoroute Laurentienne. Elle a traversé les cônes de signalisation pour se retrouver dans la voie inverse, où le motocycliste Jessy Drolet n’a pu éviter l’autopatrouille.

Une manoeuvre « inusitée, mais pas illégale »

Le juge Pierre Rousseau a qualifié « d’inusitée, mais pas illégale » la manoeuvre effectuée par la policière.

Le magistrat conclut qu’il s’agit d’un malheureux accident qui a eu pour conséquence désastreuse d’entraîner la mort du motocycliste.

Le juge Rousseau retient les conclusions de l’expert de la défense qui considère que la policière avait la visibilité nécessaire pour effectuer sa manoeuvre.

Le juge adhère également au calcul soumis par la défense qui a évalué la vitesse de la moto à 134 km/h quelques instants avant l’impact. Une vitesse beaucoup plus élevée que celle soumise par la poursuite.

La dame attend avant devant la salle d'audienceAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La policière Isabelle Morin

Photo : Radio-Canada

Soulagée

Soulagée, Isabelle Morin a quitté le palais de justice sans faire de commentaire. L'avocat de la policière Me Jean-François Bertrand estime que sa cliente n'aurait jamais dû faire face à des accusations.

« On a toujours dit que c'était un malheureux accident. Ma cliente non plus n'était pas contente de la situation. Elle s'est levée un matin en disant : "Je vais aller faire mon travail" et malheureusement, ce soir-là, il y a eu un accident. »

La Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec (FPPVQ) est pour sa part satisfaite du verdict.

« Malgré le caractère tragique des événements [...] nous avons toujours cru que le comportement de la policière Morin ne pouvait entraîner une responsabilité criminelle. Il s’agit d’un accident, certes tragique, mais qui demeure un accident », indique la FPPVQ dans un communiqué.

Photographie de la scène d'accidentAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jessy Drolet est morte en septembre 2015, après avoir été happée par la policière.

Photo : Sûreté du Québec (SQ)

« Le jugement rendu aujourd’hui nous apparaît avoir été remarquablement rédigé et reconnaît finalement l'importance que nous devons, en tant que société, savoir interpréter et savoir apprécier pleinement le contexte, souvent difficile, dans lequel œuvrent les hommes et les femmes qui ont fait le choix de servir », ajoute le syndicat.

Le procès d'Isabelle Morin a duré plusieurs semaines.

Avec les informations de Yannick Bergeron

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