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Armer les agents de la faune est inutile et inquiétant, selon la FSIN

Un chasseur dans la forêt.

Le gouvernement de la Saskatchewan souhaite se procurer 147 carabines de patrouille semi-automatiques.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gouvernement de la Saskatchewan envisage d'armer ses agents de protection de la faune. La Fédération des Nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) s'oppose à cette décision, craignant qu'une telle initiative n'entraîne plus de morts par arme à feu.

Le 24 octobre dernier, le gouvernement de Scott Moe a publié un appel d’offres afin de se procurer 147 carabines de patrouille semi-automatiques.

La province souhaite également à embaucher une personne capable de former 12 à 15 agents de protection de la faune à l'utilisation de ces carabines. Cet entraînement devrait être suffisant pour permettre à ces derniers de former leurs collègues.

Les Premières Nations craignent que le fait d’armer les agents de la faune avec de tels fusils n’ait des conséquences désastreuses.

Heather Bear, quatrième vice-chef de la FSIN

La quatrième vice-chef de la FSIN, Heather Bear, affirme que cette décision du gouvernement de la Saskatchewan a été prise sans consulter les leaders autochtones.

Le gouvernement provincial souhaite aussi élargir les pouvoirs coercitifs des agents de la faune, en plus de renforcer la Loi sur la violation de la propriété privée. Cet ensemble de décisions constitue « une attaque continue contre les chasseurs des traités », selon Heather Bear.

« Nos communautés ne resteront pas les bras croisés pendant que [le gouvernement] s’approprie les terres sur lesquelles nous chassons », a-t-elle déclaré.

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