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Lévis autorise la démolition de la maison Rodolphe-Audette

La maison Rodolphe-Audette, à Lévis, sera démolie.

La maison Rodolphe-Audette, à Lévis, sera démolie.

Photo : Courtoisie/Comité de mise en valeur de la Maison Rodolphe-Audette

Radio-Canada

La démolition de la maison Rodolphe-Audette, à Lévis, a été autorisée par la Ville de Lévis. Les élus ont unanimement défendu la décision du Comité de démolition, qui faisait l'objet d'un appel.

Un texte de Marc-Antoine Lavoie

Le sort de l’immeuble centenaire de la rue Saint-Laurent a été scellé lundi soir devant une vingtaine de citoyens lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal.

« Ce n'est pas une décision idéale. C'est un édifice d'exception, mais la Ville ne peut pas agir sur des propriétés qui ne lui appartiennent pas », a commenté le maire Gilles Lehouillier.

« L’état de vétusté avancé du bâtiment et les coûts prohibitifs pour sa rénovation » ont motivé la décision de la Ville.

L’absence de projets de sauvegarde significatifs provenant du milieu et la sécurité des lieux ont aussi été des éléments soulevés par le conseil municipal.

Les membres du conseil municipal de la Ville de Lévis.

La Ville de Lévis autorise la démolition de la maison Rodolphe-Audette.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

La maison Rodolphe-Audette est inhabitée depuis qu’elle a été la proie d’un incendie en 1998. Les propriétaires actuels l’ont acquise en 2008 dans le but de la transformer en condos.

En juillet, le Comité de démolition de la Ville de Lévis avait autorisé la démolition de l'immeuble centenaire de la rue Saint-Laurent. Cette décision faisait toutefois l’objet d’un appel sur lequel les élus devaient se prononcer lundi soir.

Vifs échanges

La position de la Ville de Lévis a fait réagir la vingtaine de personnes présentes à la séance. Des citoyens se sont présentés au micro lors de la période de questions pour dénoncer la situation.

Le porte-parole du Comité de mise en valeur de la maison Rodolphe-Audette, Michel Belleau, a demandé au maire pourquoi la Ville n’a pas donné suite au projet d'écomusée déposé par le groupe d’une vingtaine de citoyens. Le maire a soutenu qu'aucun projet concret n'a été présenté à la Ville.

Ce ne sont que des intentions de quelques citoyens. Il n’y a pas de promoteur derrière vous. On n’est pas intéressés à acheter l’immeuble.

Gilles Lehouillier, maire de Lévis

Une autre citoyenne, et avocate à la retraite, Huguette Gagnon, s'est adressée au maire Gilles Lehouillier en affirmant qu'il est faux de prétendre que la Ville n'a aucun pouvoir pour citer le bâtiment patrimonial ou pour exiger du propriétaire de protéger la résidence.

« Avez-vous lu le document d'appel, M. Lehouillier? » a demandé Mme Gagnon, qui ne cache pas qu'une démarche juridique pourrait être entamée à ce sujet.

La ministre de la Culture interpellée

Le Comité de mise en valeur de la maison Rodolphe-Audette a acheminé une lettre à la nouvelle ministre de la Culture, Nathalie Roy, et lui demande d’intervenir dans ce dossier.

Le Comité espère que la ministre s’inspirera de la décision d’accorder un sursis d’au moins 90 jours pour la démolition du Château Beauce, à Sainte-Marie.

Une vingtaine de citoyens assistent à la séance extraordinaire du conseil municipal.

Un vingtaine de citoyens assistent à la séance extraordinaire du conseil municipal.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Dans cette lettre, le Comité soutient qu’il faut empêcher la démolition pour « permettre de trouver la bonne voie à suivre pour sauver cette maison patrimoniale ».

Selon les discussions que nous avons eues avec le ministère de la Culture, je ne pense pas qu'il va aller de l'avant avec cette résidence.

Gilles Lehouillier, maire de Lévis

C’est la deuxième fois que la maison Rodolphe-Audette est frappée par une demande de démolition. Une précédente demande avait été refusée par la Ville en 2014.

Aucune démarche n’a toutefois été effectuée pour lui octroyer le statut d'édifice patrimonial. La Ville rappelle que la maison Rodolphe-Audette ne figure pas sur la liste des 41 biens patrimoniaux incontournables identifiés dans la Déclaration de principes de protection et de conservation du patrimoine de Lévis.

La maison Alphonse-Desjardins, le Collège de Lauzon et le manège militaire, entre autres, font partie de cette liste.

La Ville de Lévis assure avoir modifié ses politiques afin d'avoir plus de pouvoir sur les propriétaires d'immeubles à valeur patrimoniale.

Québec

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