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Élections partielles : le NPD accuse Trudeau de faire des calculs politiques

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh accuse le premier ministre Justin Trudeau de faire de la petite politique en déclenchant une élection complémentaire en Ontario, mais pas dans les trois autres circonscriptions où des sièges sont vacants, dont celle qu'il convoite.
Le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, à Ottawa Photo: Radio-Canada

Le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, accuse le premier ministre Justin Trudeau de faire de la petite politique en déclenchant une élection complémentaire en Ontario, mais pas dans les trois autres circonscriptions où des sièges sont vacants, dont celle qu'il convoite.

En conférence de presse à Ottawa, lundi, le leader du Nouveau Parti démocratique (NPD) a soutenu que cette décision constituait un affront à la démocratie, car elle prive les électeurs de représentants aux Communes.

M. Singh n'a pas voulu dire s'il croit que le premier ministre libéral cherche à lui mettre des bâtons dans les roues, alors qu'il espère se faire élire dans la circonscription britanno-colombienne de Burnaby-Sud, et ainsi gagner en visibilité sur la scène fédérale.

Interpellé en Chambre, Justin Trudeau a brandi le règlement.

« L’élection partielle dans la circonscription de Leeds-Grenville-Thousand Islands et Rideau Lakes, en Ontario, aura lieu le 3 décembre 2018. Des élections partielles seront annoncées pour les départs récents conformément à la Loi électorale du Canada », a-t-il répondu.

M. Trudeau a aussi fait valoir que la circonscription ontarienne n'a pas de député depuis plusieurs mois – son député conservateur, Gord Brown, est mort en mai dernier –, alors que les trois autres n'en sont privées que depuis quelques semaines.

Le premier ministre a dit trouver « amusante » la façon « moralisatrice » du chef du NPD de réagir à cette question, notant que certains des trois sièges libres ont été abandonnés par des députés en cours de mandat.

Deux étaient détenus par le NPD. Burnaby-Sud n'a plus de représentant aux Communes en raison du départ de Kennedy Stewart, récemment élu maire de Vancouver, et le siège d'Outremont est vacant depuis la démission de l'ancien chef néo-démocrate Thomas Mulcair.

L'autre siège, celui de York-Simcoe, en Ontario, était détenu par le Parti conservateur.

En Chambre, le chef parlementaire du NPD, Guy Caron, a déclaré que « depuis 20 ans, c’est seulement la deuxième fois qu’un premier ministre déclenche une élection partielle en laissant d’autres circonscriptions vacantes. Pour quels calculs politiques le premier ministre prive-t-il plus de 300 000 personnes de représentation dans cette Chambre? »

Bonne nouvelle pour Maxime Bernier

Si le NPD critique vertement la décision du premier ministre Trudeau, le député indépendant de Beauce, Maxime Bernier, ne cache pas son soulagement, puisqu'il a besoin d'attendre que son nouveau Parti populaire obtienne une certification avant de pouvoir présenter un candidat.

« C’est une bonne nouvelle pour nous, a-t-il convenu. Parce que cela nous donne le temps de bien nous organiser. C’est sûr qu’on n'aura pas de candidats dans l’élection partielle qui s’en vient : nous ne sommes pas encore approuvés par Élections Canada.

« Mais dès le 11 décembre prochain, s’il y a une élection partielle ou lorsqu’il y en aura une de déclenchée, le Parti populaire sera de la course dans toutes les élections partielles », a-t-il averti.

Selon les règles d’Élections Canada, quand le Parti populaire présentera un candidat dans une élection complémentaire, qu’il gagne ou qu’il perde, il pourra délivrer des reçus pour fins d’impôt à ceux qui lui auront fait des dons.

Avec les informations de La Presse canadienne

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