•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Début de l’enquête préliminaire au procès de SNC-Lavalin

Le siège social de SNC-Lavalin à Montréal.
SNC-Lavalin fait face à des accusations de fraude. Photo: La Presse canadienne
Radio-Canada

Les premiers témoins ont été entendus lundi lors de l'enquête préliminaire dans le procès criminel de SNC-Lavalin. La multinationale du génie est accusée de fraude en lien avec ses activités en Libye.

Le premier à témoigner était Paul Vincelette de la Boissière, un policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui, de 2012 à 2016, a coordonné la preuve dans cette enquête. Il a étalé devant le juge Claude Leblond l'ensemble des documents qui seront présentés en preuve, puis la défense l'a interrogé sur certains de ces documents.

Le deuxième témoin était Riadh Ben Aïssa, un ancien cadre de SNC-Lavalin. Son témoignage et l'ensemble de la preuve soumise devant le juge sont frappés d'un interdit de publication.

Une douzaine de témoins seront entendus au cours de cette enquête qui doit durer trois semaines.

Selon la GRC, la firme aurait versé près de 48 millions de dollars à des agents publics libyens. La période couverte par les accusations de corruption et de fraude va de 2001 à 2011. La multinationale soutient qu'elle n'a rien à se reprocher et qu'elle va prouver son innocence.

Au terme de l'enquête préliminaire, le juge va décider si la preuve est suffisante pour que SNC-Lavalin subisse un procès. Si la firme était reconnue coupable, elle pourrait écoper d'amendes et être écartée des appels d'offres fédéraux pour une période de dix ans.

D’après un reportage de Marc Verreault

Procès et poursuites

Justice et faits divers