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L'expéditeur présumé de colis piégés visant des démocrates comparaît en cour

Cesar Sayoc s'apprête à monter dans une fourgonnette de la police fédérale américaine.
Des agents de la police fédérale américaine escortent Cesar Sayoc à leurs bureaux de Miramar, en Floride, vendredi. Photo: Reuters / WSVN Channel 7
Radio-Canada

L'homme soupçonné d'avoir expédié 14 colis contenant des explosifs à des personnalités démocrates la semaine dernière, Cesar Sayoc, a été formellement informé des accusations portées contre lui, lundi après-midi, lors d'une brève comparution devant un tribunal fédéral à Miami.

Le suspect de 56 ans a aussi été informé de ses droits avant que le juge fédéral ne détermine que son enquête sur cautionnement aura lieu vendredi. Les procureurs fédéraux ont déjà indiqué qu'ils s'opposeront à sa remise en liberté, parce qu'ils le considèrent comme dangereux et à risque de quitter les États-Unis.

Sayoc n'a presque rien dit pendant l'audience; il a décliné son nom et a confirmé qu'il comprenait pourquoi il était là. Il n'a pas enregistré de plaidoyer.

L'audience de vendredi doit aussi permettre de décider à quel moment il sera transféré à New York, où il doit ultimement être jugé.

Le secrétaire américain à la Justice Jeff Sessions a annoncé la semaine dernière que Sayoc est accusé d'avoir :

  • menacé d’anciens présidents et d’autres personnes;
  • menacé un système de communications entre États;
  • transporté des explosifs d’un État à l’autre;
  • illégalement posté des explosifs;
  • agressé des agents fédéraux.

Le directeur du FBI, Christopher Wray, a affirmé la semaine dernière que les « engins explosifs artisanaux » que Sayoc est accusé d'avoir envoyés étaient constitués de tuyaux de polymère thermoplastique d'environ 15 centimètres assortis de fils électriques, de mécanismes de détonation et d'une substance potentiellement explosive.

Des dizaines de photographes et caméramans entourent l'avocat de Cesar Sayoc. Le dossier de Cesar Sayoc soulève beaucoup d'intérêt aux États-Unis, comme en fait foi cette photo montrant des membres des médias entourant son avocat, Daniel Aaronson (au centre, de dos), après la comparution de son client. Photo : Getty Images / Joe Raedle

L'ex-président américain Barack Obama et l'ex-candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton étaient parmi les destinataires de ces colis, tout comme d'anciens membres de l'administration Obama, dont le secrétaire à la Justice Eric Holder et le directeur du renseignement John Brennan. L'acteur Robert De Niro et le milliardaire George Soros ont aussi été visés.

Le FBI a par ailleurs confirmé qu'un autre colis suspect adressé au réseau CNN a été intercepté lundi matin à Atlanta. Selon la police fédérale, il était « similaire » à ceux interceptés la semaine dernière dans plusieurs autres États américains.

Le colis adressé à John Brennan la semaine dernière avait aussi été envoyé aux bureaux new-yorkais du réseau américain la semaine dernière. Sa découverte avait entraîné la fermeture du Time Warner Center, qui abrite les bureaux de CNN.

Sayoc, un ancien strip-teaseur devenu livreur de pizza à temps partiel, était déjà connu de la justice pour des faits de violence et se montrait très virulent envers les démocrates sur les réseaux sociaux.

Il sera passible de 48 ans de prison s'il est reconnu coupable de tous les chefs d'accusation portés contre lui.

Avec les informations de Reuters, CBS News, et Associated Press

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