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La plainte contre le maire Loranger coûtera cher aux contribuables

Le maire Émile Loranger

Le maire Émile Loranger

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La plainte pour harcèlement psychologique déposée par une employée contre le maire Émile Loranger coûtera environ 330 000 $ aux contribuables. Le conseil municipal de L'Ancienne-Lorette a adopté à l'unanimité l'entente à l'amiable conclue mardi entre les deux parties.

La Ville de L'Ancienne-Lorette s'engage donc à verser 230 000 $ à la plaignante.

La somme totale payée par les résidents de la municipalité comprend les frais d’avocats de la plaignante, mais pas ceux encourus par le maire Loranger.

C’est un bon choix. Ça aurait pu nous coûter plus cher.

Sylvie Falardeau, mairesse suppléante

La plainte déposée à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), devait déboucher sur un procès devant le Tribunal administratif du travail.

Les parties ont finalement trouvé un terrain d’entente aux termes de plusieurs séances de médiation afin de mettre un terme définitif aux procédures.

Le règlement ne contient aucune « admission ou responsabilité de part et d’autre », a tenu à préciser Sylvie Falardeau.

Le conseil municipal de L’Ancienne-Lorette a adopté à l’unanimité l’entente devant une salle bondée de citoyens, mardi soir.

La plaignante en question, à l’emploi de la Ville depuis 2010, avait obtenu un poste permanent à l’été 2017.

Demande d’enquête

Les élus de L’Ancienne-Lorette veulent cependant faire toute la lumière sur cette affaire et une demande d’enquête sera acheminée à la Commission municipale du Québec (CMQ).

Le conseil espère ainsi obtenir un « avis » sur le comportement du maire dans cette affaire.

D’ici là, les élus demandent au maire Loranger de demeurer chez lui afin de ne pas perturber le bon déroulement des affaires de la Ville.

« Il n’est pas là et la Ville se porte bien », a lancé le conseiller indépendant Gaétan Pageau.

« Je n’ai plus confiance en lui », a ajouté le résident Jean-Claude Fortin.

En réflexion

Joint au téléphone par Radio-Canada, le maire Loranger a refusé de dire s’il mettait un terme à sa carrière politique.

« J'ai 72 ans. Je dois réfléchir, mais oui, toutes les possibilités sont envisagées. »

En août dernier, quatre conseillers de son équipe ont annoncé qu'ils siégeraient désormais à titre d'indépendants.

Émile Loranger est quasi absent de l'hôtel de ville depuis plusieurs mois. Le procès sur le partage de la quote-part avec la Ville de Québec l’aurait épuisé.

D'après les informations d'Édith Hammond et Olivier Lemieux

Québec

Politique municipale