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Des restaurateurs de Québec recrutent en France et en Tunisie

Le reportage de Nicole Germain

Des restaurateurs de Québec se tournent vers l'international pour faire face à la pénurie de main-d'oeuvre. Pour la première fois, deux entreprises vont participer à une mission organisée par Québec International.

Le groupe Restos Plaisirs et les restaurants Normandin vont se rendre respectivement à Paris et en Tunisie, à la fin novembre. Ils seront accompagnés, entre autres, de représentants de la Ville de Québec.

Restos Plaisirs souhaite pouvoir accueillir dix candidats en provenance de l'étranger dans la prochaine année. La participation à la mission peut coûter à l'entreprise jusqu'à 5000 $ par candidat recruté.

« Pour un restaurant, d'assumer ces coûts-là, de déplacement, d'organisation de la mission, des permis de travail, les coûts qui sont liés à la relocalisation, ce sont des coûts importants. Mais la pénurie de main-d'oeuvre est tellement importante, qu'on ne peut plus passer à côté », soutient la directrice des ressources humaines des Restos Plaisirs, Valérie Houde.

La directrice des ressources humaines du groupe Restos Plaisirs, Valérie HoudeLa directrice des ressources humaines du groupe Restos Plaisirs, Valérie Houde Photo : Radio-Canada/Nicole Germain

Candidatures et entrevues

L'entreprise a reçu cinquantaine de candidatures. Une vingtaine d'entrevues sont déjà planifiées.

« On met l'emphase sur nos postes en cuisine, mentionne Valérie Houde. Des postes de sous-chefs, des postes de gestionnaires de premier niveau, des postes de cuisiniers et on a également des postes au niveau de la gestion de restaurant qui sont affichés. On va chercher des gens qui ont une formation et un minimum de deux-trois ans d'expérience. »

Mme Houde est convaincue qu'il y a plus de candidats potentiels parce que la mission est organisée par Québec International.

« Québec International, ils organisent des missions comme celle-là depuis des années. Ils ont une belle visibilité. La mission est à Paris, mais elle attire aussi des candidats en région et même de pays adjacents. C'est la mission qui semble répondre le mieux à nos besoins », estime Valérie Houde.

Le groupe Restos Plaisirs a embauché une quinzaine de travailleurs issus de l'immigration depuis 5 ans, sans faire de mission à l'étranger. Originaire de la France, Lorenzo Favilli a déniché un emploi de cuisinier.

« Actuellement, je gagne presque le double de ce que je gagnais en France, pour le même nombre d'heures travaillées. Les employés sont aussi bien traités en général au Québec. C'est complètement différent. Je suis tombé en amour tout de suite », affirme-t-il.

Le cuisinier Lorenzo FavilliLe cuisinier Lorenzo Favilli Photo : Radio-Canada/Nicole Germain

D'autres missions?

C'est la première fois que des restaurateurs participent officiellement à une mission avec Québec International. D'autres missions similaires pourraient suivre.

« De plus en plus, on veut amener les entreprises à se tourner vers l'international dans les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration, soutient la directrice de Québec International, Marie-Josée Chouinard. Les besoins sont énormes, la demande est très forte et les entreprises doivent se mobiliser pour trouver d'autres solutions. Force est de constater que la main-d'oeuvre n'est plus disponible localement en nombre suffisant. »

Une autre solution peut également s'offrir aux restaurateurs qui ne souhaitent pas participer à une mission. L'Office du tourisme, en collaboration avec l'Association hôtelière de la région de Québec et Québec International, organise une séance d'information, le 1er novembre , sur des programmes de recrutement de travailleurs à l'étranger.

Avec les informations de Nicole Germain

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