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Un père qui a agressé sa fille prend le chemin d'une prison pour femmes

Les barreaux d'une prison.

Les mains d'une femme aux barreaux d'une prison.

Photo : Reuters / Ueslei Marcelino

Radio-Canada

Un juge a dû se pencher sur une cause singulière, au palais de justice de Québec, en déterminant la peine d'une transsexuelle qui a agressé sexuellement sa fille, lorsqu'elle était un homme.

Un texte de Yannick Bergeron

Le juge René de la Sablonnière a imposé 18 mois de détention à Jeanne* pour les gestes que la femme a posés sur sa fille en 2013.

Jeanne, qui était alors un homme, séparé de la mère de la fillette, a eu des contacts sexuels avec l'enfant d'âge préscolaire.

Le juge de la Sablonière n'a pas adhéré aux arguments de l'avocat de l'agresseuse, qui réclamait une peine plus clémente, à purger les fins de semaine.

Vaginoplastie et libido

La défense soutenait que la vaginoplastie de Jeanne avait réduit sa libido et du même coup diminué le risque de récidive.

L'avocat avait aussi affirmé que le père se trouvait dans un « marasme d'ambiguïté sexuelle », lorsqu'il est passé à l'acte.

Remords

Le magistrat a tout de même relevé les remords de la femme, qui n'avait pas d'antécédent judiciaire avant cette affaire.

La Couronne avait réclamé 24 mois de prison.

En plus des 18 mois de détention qui lui sont imposés, la transsexuelle de 33 ans devra s'inscrire au registre des délinquants sexuels.

Le juge lui impose aussi une probation de 18 mois durant laquelle il lui ordonne de poursuivre son traitement hormonal, qui réduit sa libido.

* Prénom fictif

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