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Élection au Brésil : « le chemin d'un capitalisme éclairé » dit Steve Bannon

Un homme réjoui tient la drapeau brésilien à l'extérieur de la fenêtre de sa voiture.

Un partisan du nouveau président brésilien célèbre les résultats de l'élection devant le condominium de Jair Bolsonaro, dans le quartier de Barra da Tijuca, à Rio de Janeiro.

Photo : Reuters / Sergio Moraes

Agence France-Presse

Les États-Unis « seront un partenaire encore plus proche du Brésil pendant le gouvernement » du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, a estimé lundi l'ex-conseiller à la Maison-Blanche Steve Bannon.

« Dans une partie du monde où il y a du socialisme radical, du chaos au Venezuela, de la crise économique, avec le Fonds monétaire international (FMI) qui décide en Argentine, Bolsonaro représente le chemin d'un capitalisme éclairé et sera un gouvernement populiste nationaliste », a déclaré M. Bannon dans un entretien publié lundi dans le quotidien Folha de Sao Paulo.

L'ex-conseiller en communication de Donald Trump a souligné les similitudes entre le nouveau président brésilien et son homologue américain.

Trump et Bolsonaro savent user d'une stratégie qui consiste à « faire des déclarations provocatrices pour réussir à se faire entendre au milieu du bruit ».

Tous les deux sont des spécialistes pour communiquer avec les masses.

Steve Bannon, ex-conseiller en communication de Donald Trump

Il a également souligné les ressemblances de Trump et Bolsonaro avec d'autres dirigeants « populistes et nationalistes » de droite, comme le premier ministre hongrois, Viktor Orban, le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, ou l’ex-chef de la campagne pour le Brexit, Nigel Farage.

« Dans des situations compliquées, ils savent identifier les principaux problèmes et articuler des solutions [...], ils savent communiquer avec les masses, en particulier les classes populaires et la classe moyenne [...] et ils ont du charisme », a-t-il énuméré.

Jair Bolsonaro, 63 ans, a été élu dimanche soir président du Brésil avec 55 % des voix, contre 45 % pour Fernando Haddad, le candidat du Parti des travailleurs (PT) de l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, emprisonné pour corruption.

Les réseaux sociaux ont été le principal mode de communication de Jair Bolsonaro pendant une campagne très dure, marquée par des insultes et des déclarations polémiques.

« Si cela n'avait pas eu lieu sur Facebook, Twitter ou d'autres réseaux sociaux, cela aurait été cent fois plus difficile pour ce populisme de monter, parce que nous n'aurions pas réussi à surmonter la barrière de l'appareil médiatique. Trump a réussi à le faire, Salvini et Bolsonaro aussi », a expliqué Steve Bannon.

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