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Le député Guy Caron souhaite prioriser les questions environnementales

Guy Caron

Guy Caron

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

S'il y a bien une date qui est entourée au feutre rouge dans l'agenda du député néo-démocrate de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, Guy Caron, c'est celle du 21 octobre 2019, jour de la prochaine élection fédérale. À moins d'un an de celle-ci, le principal intéressé affûte déjà son argumentaire dans le but d'obtenir un troisième mandat.

Un reportage de Jérôme Lévesque-Boucher

Bien de l'eau va couler sous les ponts d'ici un an. Cela n'empêche pas Guy Caron de déterminer certains dossiers qui, selon lui, auront une portée importante dans sa circonscription.

C'est sûr qu'on va parler de l'Accord États-Unis – Mexique – Canada (AÉUMC). Les libéraux disaient qu'ils allaient protéger la gestion de l'offre et, au bout du compte, c'est encore une brèche immense qui a été créée [...] notamment sur l'ouverture pratiquement sans limites au lait diafiltré, affirme M. Caron. Il croit que les producteurs laitiers bas-laurentiens ne le pardonneront pas au gouvernement Trudeau.

Toutefois, ce sont les questions environnementales qui préoccupent davantage le néo-démocrate. Selon lui, les libéraux auront fort à faire pour expliquer leur décision d'acheter l'oléoduc Trans Mountain, dans l'ouest du pays.

Un oléoduc pour lequel ils ont dépensé 4,5 milliards de dollars de l'argent des contribuables. [...] C'est en enjeu, comme tous les autres enjeux environnementaux, qui trouveront écho. Avec les deux derniers étés de sécheresse que nous avons vécu au Bas-Saint-Laurent, ce sera important pour la prochaine campagne.

Guy Caron, député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques
Le tracé du pipeline Trans Mountain, en Colombie-Britannique.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Selon Guy Caron, l'achat du pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan va à l'encontre des engagements que Justin Trudeau avait pris lors de la campagne électorale 2015.

Photo : Radio-Canada

« Pas mieux pour le Parti conservateur », selon Guy Caron

Il n'y a pas que le gouvernement Trudeau qui s'attire les critiques de Guy Caron. Il en veut aussi au chef conservateur, Andrew Scheer, qui souhaite que les discussions sur le projet d'oléoduc Énergie-Est soient relancées. C'est pourquoi il considère les libéraux et les conservateurs déconnectés des priorités citoyennes.

Je crois qu'ils ne sont pas au diapason avec ce qui se passe au Québec dans la mesure où on doit faire notre part dans la lutte aux changements climatiques, explique M. Caron.

Ce qui est frustrant, c'est que les libéraux utilisent les mêmes cibles [de diminution des gaz à effets de serre] que les conservateurs avaient et qui sont, selon le GIEC [Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat], complètement insuffisantes.

Guy Caron, député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques
Andrew Scheer, chef du Parti conservateurAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur

Photo : Radio-Canada

Faire mieux pour les réfugiés

Par ailleurs, Guy Caron n'est pas plus tendre envers le gouvernement Trudeau quand vient le temps de parler des migrants irréguliers qui traversent la frontière canadienne en provenance des États-Unis. Selon le néo-démocrate, il y a un urgent besoin de revoir les délais de traitement pour prioriser les vrais réfugiés. Et pour cela, selon lui, ça va prendre des investissements, dit-il.

C'est normal qu'on reçoive des demandes de réfugiés. Le problème, c'est que les ressources sont insuffisantes pour traiter ces demandes. Ça nous prend des ressources pour étudier les cas des vrais réfugiés rapidement [...] et pour déporter ceux qui ne sont pas en danger.

Guy Caron, député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques

On devrait pouvoir étudier ces cas en deux ou trois semaines. Présentement, ça prend 7 à 8 mois, si ce n'est pas plus, renchérit M. Caron.

Un groupe de Nigérians traverse la frontière canado-américaine de façon irrégulière sur le chemin Roxham.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un groupe de Nigérians traverse la frontière canado-américaine de façon irrégulière sur le chemin Roxham.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Un 3e mandat?

En 2015, le Nouveau parti démocratique n'a fait élire que 16 députés au Québec et 44 à l'échelle nationale. La défaite fut dure puisque le parti avait remporté 58 sièges en 2011, au Québec seulement.

Qu'à cela ne tienne, Guy Caron l'emportait confortablement en 2015, dans Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, augmentant même son nombre d'appuis dans la circonscription par rapport à 2011.

Je pense que depuis 2011, on me reconnaît comme un député de terrain. C'est ce que je continuerai à faire, ajoute M. Caron.

Le néo-démocrate compte talonner ses opposants sur un projet de loi qu'il avait présenté aux Communes sur le transfert des fermes familiales. Si on veut transférer l'entreprise aux enfants, on paie actuellement plus d'impôt que si on transfère à un étranger. Je rappelle que les libéraux Diane Lebouthillier et Rémi Massé ont voté contre plaide le député.

Une entrevue similaire concernant l'année préélectorale a été réalisée avec le député conservateur de Montmagny—L'Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup, Bernard Généreux. Vous pouvez la consulter ici.

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Bas-Saint-Laurent

Politique fédérale