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Gala de l'ADISQ : des discours politisés

L'animateur Louis-José Houde au Gala de l'ADISQ 2018.
L'animateur Louis-José Houde au Gala de l'ADISQ 2018. Photo: Radio-Canada

La présence du premier ministre Justin Trudeau au Gala de l'ADISQ semble avoir inspiré plusieurs artistes, de Yann Perreau à Émile Bilodeau en passant par Serge Fiori. Ils ont profité du micro pour exposer leurs préoccupations politiques, notamment environnementales.

L’animateur Louis-José Houde a lancé le bal en faisant des allusions bon enfant à la légalisation du cannabis. Dès son numéro d’ouverture, l’humoriste a saisi l’occasion de souligner l’événement, feignant d’être « très nerveux », avant d’avouer qu’il n’en était rien parce qu’il avait « fumé un bat avec 2 Frères ». Une entrée en matière rigolote, qui a donné le ton à un gala dans lequel l’actualité sociopolitique était à l’avant-plan dans quelques discours.

Un Yann Perreau militant

Le chanteur Yann Perreau a lancé le bal des revendications en s’adressant à Justin Trudau pour lui dire qu'il avait « bon goût » parce qu'il aime Gilles Vigneault, et il a profité de l'occasion pour citer les paroles célèbres du poète québécois : « Mon pays, ce n'est pas un pays c'est l'hiver ». Mais selon Yann Perreau, en achetant l'oléoduc Trans Mountain, le gouvernement lance le message que : « Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est une pétrolière ».

Rappelons qu’en mai dernier, Justin Trudeau a donné le feu vert à l’acquisition, par son gouvernement, du controversé pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan, évalué à quelque 4,5 milliards de dollars.

L'industrie pétrolière dans la mire d'Émile Bilodeau

Le chanteur Émile Bilodeau a quant à lui critiqué les subventions aux pétrolières. « Au Québec, a-t-il dit, on a un État qui finance l’industrie pétrolière à la hauteur de 10 milliards de dollars. » Bilodeau s’adressait en vérité au gouvernement fédéral, qui est responsable de ce financement. Il a néanmoins aussi demandé à François Legault, nouveau premier ministre du Québec, de renoncer aux projets de forage sur l’île d’Anticosti. « Je suis jeune, j’ai le droit de dire ça, c’est pour mes enfants et mes petits-enfants », a-t-il ajouté.

Serge Fiori ému et engagé

Prenant la parole après l’émouvant hommage consacré par l’ADISQ au groupe Harmonium, le chanteur Serge Fiori, contenant ses larmes, a ponctué son discours d’allusions indépendantistes, soulignant la beauté de la langue française et affirmant son « désir de pays ».

« Vous avez soutenu notre désir de notre langue et notre désir d’un pays, a-t-il dit. Tout est en l’autre, tout est en nous. Il faut garder le Québec dans notre cœur dans tout ce qu’on fait. »

Avec les informations de La Presse canadienne

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