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SNC-Lavalin se prépare à une longue bataille judiciaire

Un homme passe devant le logo de la compagnie SNC-Lavalin

SNC-Lavalin est accusée d'avoir versé des pots-de-vin en Libye.

Photo : Radio-Canada / CBC

La Presse canadienne

Après avoir été incapable de s'entendre avec les procureurs fédéraux sur un accord de réparation, Groupe SNC-Lavalin, qui fait face à des accusations criminelles, se prépare désormais à une longue bataille judiciaire.

L'enquête préliminaire de la firme d'ingénierie doit débuter lundi, au palais de justice de Montréal. Elle pourrait s'échelonner sur environ un mois.

SNC-Lavalin a reçu plus tôt ce mois-ci une gifle du Service des poursuites pénales du Canada (DSPPC), qui refuse, pour le moment, de négocier un accord de réparation.

De telles ententes, qui sont possibles depuis peu grâce à une nouvelle loi fédérale, prévoient généralement le paiement d'une amende et une série de conditions à respecter en échange d'un abandon des procédures judiciaires.

Selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC), la firme aurait versé 47,7 millions de dollars à des titulaires de charges publiques en Libye dans le but d'influencer les décisions gouvernementales. De plus, deux divisions auraient privé diverses organisations locales d'environ 129,8 millions de dollars.

La multinationale, qui dit n'avoir rien à se reprocher, est convaincue de pouvoir prouver son innocence. Si SNC-Lavalin était reconnue coupable, elle pourrait être écartée des appels d'offres fédéraux pour une période pouvant atteindre 10 ans.

La décision des procureurs fédéraux a fait plonger l'action de la firme d'ingénierie, à la Bourse de Toronto. Certains analystes se demandent si l'incertitude provoquée par les accusations criminelles pourrait paver la voie à un délestage de certaines de ses activités.

Des scénarios comme une vente de l'unité de construction et d'ingénierie, la fermeture du capital de l'entreprise ou même un retrait complet du marché canadien ont été évoqués.

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