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Troisième cas de maladie débilitante des cervidés : des chasseurs de l'Ontario sont inquiets

Des hommes assis dans une salle de conférence, l'air inquiet.

Des chasseurs de l'Ontario étaient présents à une réunion organisée le 28 octobre par le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario et la Fédération des pêcheurs et des chasseurs de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Agence canadienne d'inspection des aliments a confirmé qu'une troisième bête a contracté la maladie débilitante chronique du cervidé dans une ferme de Grenville-sur-la-rouge, dans les Laurentides. Les autorités de la faune de l'Ontario sont maintenant sur le qui-vive et appellent les chasseurs de la région à faire preuve de prudence.

Les cas de maladie débilitante chronique du cervidé enregistrés cet automne proviennent d'un élevage situé à moins de 15 km de Hawkesbury, en Ontario.

La Quality Deer Management Association, un regroupement pour la conservation de la faune, a donc demandé aux autorités provinciales de faire le point avec les chasseurs de l'Est ontarien.

Plusieurs cerfs dans un enclos.

Des cerfs d'élevage

Photo : Radio-Canada

Des chasseurs rencontrés lors d'une séance d'information samedi se dits sont préoccupés par la progression de la maladie.

Je chasse à Pembroke, l'autre côté de la frontière québécoise. Parfois, des chevreuils traversent la rivière et viennent en Ontario, a dit James Stewart.

Le chevreuil est un animal qui fait partie de la chaîne alimentaire animale et ça peut affecter d'autres espèces aussi.

Gilles Drouin, chasseur

Le ministère invite d'ailleurs les chasseurs de l'est de la province à lui fournir la tête des bêtes qu'ils abattent afin de faire des prélèvements, puisqu'il est difficile de déceler la maladie chez un cerf vivant.

Ils peuvent soumettre la tête du chevreuil dans un sac de plastique avec des étiquettes. On leur demande leur info, le lieu où l'animal a été récolté et puis on fait le test, a expliqué Joffre Côté, biologiste pour le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario.

La Fédération des pêcheurs et des chasseurs de l’Ontario (FPCO) voudrait quant à elle une règlementation plus stricte de l’élevage de cervidés.

Les animaux qui sont affectés, mais qui n’ont pas de symptômes, sont déplacés entre les fermes, ces fermes deviennent des foyers d’infection et la maladie se propage ensuite aux animaux sauvages, craint Keith Munro, biologiste, à la FPCO.

Du côté du Québec, les efforts pour endiguer la maladie se poursuivent. Jusqu'à présent, 585 cerfs ont été abattus. En tout, 3000 bêtes de la ferme Harpur Farms doivent être tuées d'ici la fin du mois de décembre.

Avec les informations de Dominique Degré

Ottawa-Gatineau

Chasse et pêche