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Présidentielle au Brésil : les chances de la gauche s’amenuisent encore

Le candidat de gauche, Fernando Haddad, prenant un égoportrait avec une partisane lors d'un rassemblement à Heliopolis, la plus grande favéla de Sao Paulo.

Le candidat de gauche, Fernando Haddad, lors d'un rassemblement partisan à Heliopolis, la plus grande favéla de Sao Paulo.

Photo : Getty Images / Victor Moriyama

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les chances du candidat de gauche, Fernando Haddad, de gagner au second tour de la présidentielle brésilienne, prévue dimanche, se sont encore affaiblies avec le refus du candidat du centre gauche Ciro Gomes de se désister en sa faveur.

M. Gomes (PDT), arrivé en troisième position au premier tour de la présidentielle avec 12,5 % des voix, n'a appelé à voter ni en faveur du candidat du Parti des travailleurs (PT), Fernando Haddad, poulain de l'ex-président Lula, ni celui d'extrême droite, Jair Bolsonaro, grand favori.

« Bien sûr, tout le monde préférerait que, avec mon style, je prenne parti et que je participe à la campagne, mais je ne veux pas le faire pour une raison très pratique que je ne désire pas dire maintenant », a déclaré M. Gomes dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, sans donner plus de précision. « Parce que, si je ne peux pas aider, c'est que je ne veux pas gêner », a-t-il ajouté.

Son soutien aurait pu entretenir les espoirs de M. Haddad, qui a comblé une partie de son retard sur le candidat d'extrême droite dans les intentions de vote.

D'après l'enquête d'opinion réalisée par Ibope pour la chaîne Globo, diffusée samedi soir, à quelques heures de l'ouverture des bureaux de vote, Bolsonaro est crédité de 54 % des voix, contre 46 % pour Fernando Haddad. Dans un sondage de l'institut Datafolha, diffusé jeudi, l'ancien militaire était crédité de 56 % des intentions de vote, alors qu'il en obtenait 59 % une semaine plus tôt. Le candidat du PT était passé pour sa part de 41 % à 44 % au cours des deux dernières semaines.

Au premier tour, Jair Bolsonaro a obtenu 46 % des voix et Fernando Haddad, 29 %.

Il est impossible de dire à ce stade s'il y a un mouvement continu des votes de Bolsonaro vers Haddad qui se poursuivra jusqu'à l'élection de dimanche.

Mauro Paulino, directeur de l'institut Datafolha.

Fernando Haddad, qui a remplacé l'ex-président Lula, condamné à 12 ans de prison pour corruption et déclaré inéligible, a exprimé sa confiance cette semaine. « J'ai de bonnes nouvelles pour vous », a-t-il tweeté jeudi après la diffusion du sondage Datafolha. « Bolsonaro disait dimanche dernier qu'il allait balayer l'opposition. Eh bien, il n'aura pas d'opposition, parce qu'il ne gouvernera pas. Nous allons l'emporter. »

Samedi, dans un ralliement in extremis, l'ex-président de la Cour suprême, Joaquim Barbosa, qui avait un temps laissé entendre qu'il pourrait se présenter à la présidentielle sous les couleurs du Parti socialiste brésilien (PSB), a annoncé qu'il voterait pour le candidat Haddad.

« Voter, c'est faire un choix rationnel. Pour ma part, j'ai réfléchi aux aspects positifs et négatifs des deux candidats. Pour la première fois en 32 ans d'exercice de mon droit de vote, un candidat me fait peur. C'est pourquoi je voterai pour Fernando Haddad », a tweeté l'ex-magistrat.

Le président de la Cour suprême, Dias Toffoli, a quant à lui appelé, dans un long article paru dans O Globo, le peuple « au milieu des divergences, à s'unir [...] pour le bien du Brésil ».

Quelque 147 millions d'électeurs sont attendus aux urnes dimanche, dans plus de 80 000 bureaux de vote.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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