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Les partis sur le pied de guerre pour la rentrée parlementaire

À gauche, le visage de Jason Kenney. À droite, le visage de Rachel Notley
Avec le dépôt du budget du gouvernement et des élections au printemps, les partis politiques batailleront ferme lors de la session législative d'automne. Photo: CBC
Radio-Canada

Les députés albertains sont de retour à l'Assemblée législative pour la reprise des travaux parlementaires, lundi, une des dernières occasions de faire valoir leurs atouts avant les élections provinciales du printemps prochain. Alors que le Parti conservateur uni (PCU) est donné favori dans tous les sondages, les néo-démocrates devront fournir un maximum d'efforts pour rester dans la course.

Un texte d’Audrey Neveu

Affaiblie par le cul-de-sac dans lequel se trouve le projet d’expansion du pipeline Trans Mountain, la première ministre, Rachel Notley, sera forcée de défendre d’autres aspects de son bilan, principalement la santé et l’éducation.

« Dans la dernière année, elle avait mis beaucoup d’espoir dans la concrétisation de Trans Mountain », estime le politologue de l’Université de l’Alberta Frédéric Boily. « Malheureusement pour elle, la décision à savoir si ce projet va de l’avant ou non ne lui appartient pas. »

Le professeur s’attend à ce que, au cours de la session parlementaire, les néo-démocrates déposent davantage de projets de loi à saveur partisane, comme ceux sur la distance des manifestants avec les cliniques d’avortement ou les alliances gai-hétéro. Le but est de braquer la lumière sur les positions plus socialement conservatrices du leader du PCU, Jason Kenney.

On peut s’attendre à ce que le NPD tende quelques pièges au PCU.

Frédéric Boily, politologue, Université de l'Alberta

La sondeuse Janet Brown, de Janet Brown Opinion Research, croit toutefois que le gouvernement tentera de boucler certains dossiers, comme le financement des municipalités ainsi que l’aide aux personnes lourdement handicapées : « C’est vraiment la dernière chance du Nouveau Parti démocratique (NPD) de mettre son ordre du jour de l’avant et de démontrer qu’il a été un gouvernement responsable à qui l'on peut encore faire confiance. »

Éviter les bévues et l’arrogance

Si la division des partis de droite en Alberta a pavé la voie de la victoire du NPD en 2015, l’union de la droite quatre ans plus tard place le Parti conservateur uni favori dans les sondages, loin devant les néo-démocrates. Pour autant, les troupes de Jason Kenney devront éviter de se montrer arrogantes, croient les analystes.

Le PCU doit montrer qu’il est un gouvernement en attente, mais l’arrogance peut lui coûter certaines voix.

Frédéric Boily, politologue, Université de l'Alberta

Il estime également que Jason Kenney devra maîtriser les voix problématiques dans son parti. Le chef conservateur doit à tout prix éviter un autre épisode semblable à celui des Soldats d’Odin, lorsque des candidats à l'investiture du Parti conservateur uni ont pris la pose avec des membres de ce groupe d’extrême droite.

À ce chapitre, toutefois, la création du Parti conservateur libre de l’Alberta par l’ancien député conservateur Derek Fildebrandt pourrait lui donner un coup de pouce. « Jason Kenney a souvent été accusé d’être extrémiste sur les questions sociales », rappelle Janet Brown.

Derek Fildebrandt donne une occasion parfaite à Jason Kenney de dire qu’il n’est pas trop extrême, parce que Fildebrandt a quitté le PCU croyant que Kenney n’a pas des positions assez fortes.

Janet Brown, sondeuse

Le défi de Derek Fildebrandt tout comme celui du Parti albertain et du Parti libéral de l’Alberta sera toutefois d’attirer suffisamment l’attention médiatique pour passer leur message, alors que le PCU et le NPD n’ont pas l’intention de céder du terrain.

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