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Microsoft défend sa participation à un appel d'offres géant du Pentagone

Un immeuble au logo de Microsoft

Microsoft est en lice pour remporter un gros contrat informatique avec le ministère de la Défense des États-Unis.

Photo : Reuters / Mike Blake

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après Amazon, le groupe Microsoft a confirmé vendredi qu'il était toujours sur les rangs pour remporter un énorme contrat de services infonuagiques avec le Pentagone, malgré le vent de critiques qui souffle sur la Silicon Valley à propos des collaborations des entreprises technologiques avec l'armée ou la police.

« Tous ceux qui vivent dans ce pays dépendent de la puissance de sa défense », a écrit dans un billet de blogue Brad Smith, le président de Microsoft, soulignant que les militaires « risquent leur vie » non seulement pour « défendre » les populations, mais aussi pour les « aider » en cas de catastrophes.

Il y a 15 jours, Google a renoncé à ce contrat de services informatiques en ligne avec le ministère de la Défense – une entente qui pourrait représenter 10 milliards de dollars –, estimant qu'il pourrait être en contradiction avec ses « principes » éthiques, laissant la voie libre à ses deux principaux concurrents, Microsoft et Amazon.

Les arguments de Microsoft et d'Amazon

La semaine dernière, le patron d'Amazon, Jeff Bezos, avait défendu la participation de sa société à l'appel d'offres, jugeant que, « si les grandes entreprises de technologie tournent le dos au département de la Défense américain, le pays sera en difficulté ».

« Nous savons que la technologie présente des questions éthiques et politiques auxquelles le pays doit répondre de façon réfléchie et sage », a écrit Brad Smith vendredi. Toutefois, cela ne sera pas possible « si les représentants du domaine, qui sont les meilleurs connaisseurs de la technologie, fuient le sujet », selon le dirigeant de l'entreprise qui collabore de longue date avec l'armée américaine.

Le président de Microsoft s'est dit conscient du fait que certains salariés pouvaient avoir une opinion différente de la sienne et a souligné qu'ils avaient la possibilité de ne pas travailler sur des projets militaires s'ils ne le souhaitaient pas.

Des employés en colère

Pour faciliter l'implantation d'une nouvelle architecture de stockage, le ministère de la Défense a décidé d'attribuer la totalité du contrat, baptisé JEDI, à un seul prestataire plutôt que de le scinder en plusieurs appels d'offres.

Google avait renoncé au contrat JEDI en partie parce que des milliers d'employés avaient signé une pétition cette année lui demandant de cesser de travailler avec l'armée. Le groupe fait aussi face aux critiques internes sur un autre sujet éthique, soit les visées du groupe en Chine, où Google souhaite revenir malgré la censure.

Amazon fait pour sa part face à une fronde d'employés et de militants lui reprochant de vendre ses technologies de reconnaissance faciale à la police ou à l'Agence américaine de l'immigration et des douanes (ICE).

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