•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pénurie de cannabis : la C.-B. s’en tire mieux que d’autres provinces

Des bocaux rempli de différentes sortes de cannabis.

Du cannabis dans des bocaux

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Radio-Canada

Alors que plusieurs distributeurs provinciaux sont aux prises avec une pénurie de produits depuis la légalisation du cannabis récréatif, la Colombie-Britannique continue à servir ses clients.

Selon plusieurs professionnels de l’industrie, la pénurie s’explique par le nombre de comptoirs de vente présents dans chaque province, par la quantité de producteurs autorisés à les approvisionner et par la facilité d’accès au marché noir dans les provinces avant la légalisation.

Les ventes

La Colombie-Britannique a vendu 21 800 produits en magasin et en ligne la première semaine de la légalisation du cannabis récréatif et annonce toujours 97 produits disponibles sur son site Internet.

Au cours de la même période, le Québec en a vendu 140 000, alors qu'en Ontario, dont la population représente près du triple de celle de la Colombie-Britannique, l'unique magasin de cannabis (en ligne) a vendu plus de 100 000 produits le 17 octobre.

La société Canopy Growth, qui fournit toutes les provinces, dit qu’elle prévoit quelques mois de pénurie.

On travaille fort pour résoudre le problème et remplir les étagères de tous nos partenaires provinciaux.

Adam Greenblatt, chef de développement d’affaires en Colombie-Britannique pour Canopy Growth

Nombre de producteurs autorisés

La BC Liquor Distribution Branch (LDB), l'organisme qui gère le réseau de boutiques dédiées au cannabis non médicinal dans la province, s'est entendu avec 38 producteurs autorisés à travers le Canada pour assurer un approvisionnement constant de la drogue.

En comparaison, le Québec s’est entendu avec seulement 6 producteurs autorisés pour fournir 62 000 kilogrammes de cannabis la première année.

L’Ontario, qui s'est entendu avec 38 producteurs autorisés, est aux prises avec des pénuries de produits et des retards d'expédition.

Nombre de comptoirs de vente provinciaux

Selon Adam Greenblatt, ces chiffres s’expliquent aussi par le nombre de boutiques de chaque province.

La Colombie-Britannique n'a qu’un seul magasin, le Québec en a 12 et l’Ontario n’a pas de succursale, mais juste une boutique en ligne.

Adam Greenblatt, chef de développement d’affaires en Colombie-Britannique pour Canopy Growth

Selon lui, l'introduction de petits producteurs, qui seront prochainement autorisés par Santé Canada, aidera à régler les problèmes d'approvisionnement.

Radier le marché noir prend du temps

Selon lui il faut quelques années avant que le marché se stabilise et que le marché noir disparaisse.

Il faut tenir compte que tout cela est un processus. Personne ne pensait qu’on allait éliminer le marché noir dès le premier jour.

Adam Greenblatt, chef de développement d’affaires en Colombie-Britannique pour Canopy Growth

Colombie-Britannique et Yukon

Drogues et stupéfiants