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« À la douce mémoire de... » : petite histoire des bancs commémoratifs

Un banc avec une branche au-dessus, avec la plage et la mer en arrière-plan.

Les bancs « dédicacés » sont nombreux à Vancouver,, comme ici, sur la plage Jericho.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Timothé Matte-Bergeron

Vous avez certainement remarqué, en vous promenant dans les parcs de certaines villes de la Colombie-Britannique, les bancs portant une plaque à la mémoire d'un être cher. À Vancouver, le programme existe depuis plus de 30 ans.

« Cela a coïncidé avec un mouvement d’embellissement de la ville dans le cadre de l’Expo 86 », explique Shauna Wilton, directrice générale adjointe à la Commission des parcs de Vancouver.

« Les gens voulaient avoir l'occasion de se retrouver dans un endroit particulier pour se souvenir d'un être cher », précise-t-elle.

Tout le monde n'a pas une tombe où on peut honorer la mémoire d'un disparu.

Shauna Wilton, directrice générale adjointe à la Commission des parcs de Vancouver

Shauna Wilton a elle-même un banc où elle aime s'asseoir. Situé dans le parc Stanley, près du siège de la Commission des parcs de Vancouver, il fait face à la mer où les cendres de la personne dont on rappelle la mémoire ont été dispersées. Cette personne, un ancien employé de la Commission, était un ami.

Une plaque de fer sur un banc en bois.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Huub Langeveld était un ami de Shauna Wilton, aujourd'hui directrice générale adjointe à la Commission des parcs de Vancouver.

Photo : Deb Gale

« Quand je veux penser à lui, je vais sur ce banc. J'y vais souvent pour prendre mon dîner », dit-elle.

Trois personnes assises sur un banc, une photo à gauche, et les arbres en arrière-plan.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Shauna Wilton pose avec le compagnon de M. Langeveld, Gary Carre, et de Josie Riebe, directrice du financement à la Commission des parcs, sur le banc à la mémoire d'Huub Langeveld.

Photo : Deb Gale

Une source de revenus

Il y a environ 2000 bancs de ce genre, ainsi que quelques tables à pique-nique, éparpillés dans quelques-uns des 230 parcs de la ville.

Près de 80 nouvelles inscriptions commémoratives s’y ajoutent chaque année. Le parc Stanley est l'endroit le plus populaire de la ville, suivi des plages English Bay, Sunset, Kitsilano et Jericho.

Peu importe où se trouve le banc, le prix pour une inscription est le même: 5000 $ pour 10 ans.

On ne construit pas de nouveau banc pour ces inscriptions, précise Shauna Wilton : « Elles se font toutes sur des bancs existants. »

Une plaque de fer sur un banc en bois, un arbre en arrière-plan.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

« À la douce mémoire de Warren Ho » : les plaques sur les bancs visent souvent à honorer une personne disparue.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Le taux de renouvellement est de 40 %.

Chaque année, le programme rapporte environ 300 000 $ qui servent à financer l’entretien des parcs et des différentes installations qui s’y trouvent. Il emploie deux personnes.

Un concept populaire ailleurs

À l’extérieur de Vancouver aussi il existe de nombreux bancs commémoratifs. Par exemple, juste de l’autre côté de la baie Burrard, à West Vancouver, on en compte plus de 400.

La porte-parole du district, Donna Powers, souligne que l'installation d'inscriptions est très populaire et qu'il existe une liste d'attente de plusieurs années pour ceux qui en voudraient une. L'attente peut être longue, en particulier pour des emplacements courus qui font face à la mer, sur le Seawalk ou dans le parc Ambleside.

À West Vancouver, un banc coûte environ 3600 $ pour 10 ans.

« C'est pour couvrir le coût du banc et son entretien : le programme ne rapporte pas d’argent », explique Donna Powers.

Un banc avec plage et mer et bateaux en arrière-plan.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les bancs dédicacés en bordure des plages de Vancouver sont particulièrement prisés.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

D’autres villes exploitent aussi ce concept. Au Canada, c’est notamment le cas à Calgary et à Toronto.

Et un programme identique existe aussi à New York. Central Park, sur l’île de Manhattan, compte 4100 de ces bancs.

Ce qui fait beaucoup d’histoires à raconter, si chaque banc a la sienne, comme le pense Shauna Wilton.

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