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Fin de la poursuite de 50 millions contre Shippagan après les émeutes de pêcheurs

En mai 2003, Shippagan a été le théâtre d'une émeute.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Ville de Shippagan et l'entreprise Daley Brothers sont arrivées à une entente à l'amiable dans la bataille judiciaire qui les opposait, à la suite des émeutes de pêcheurs qui ont eu lieu à Shippagan, en 2003.

« Le dossier est maintenant réglé et clos », a affirmé la maire de Shippagan, Anita Savoie Robichaud, lors d’un point de presse vendredi après-midi.

Le montant de l'entente à l'amiable n'a pas été dévoilé.

La poursuite avait été intentée par l’entreprise terre-neuvienne Daley Brothers, qui avait vu une de ses usines partir en fumée lors des événements.

L'entreprise poursuivait la Municipalité pour la somme de 50 millions de dollars.

La mairesse de Shippagan, Anita Savoie Robichaud, se dit soulagée

La mairesse de Shippagan, Anita Savoie Robichaud, se dit soulagée

Photo : Radio-Canada / René Landry

Quand j'ai reçu le courriel et le document, à 10h18 vendredi matin, je ne pouvais pas le croire, indique Anita Savoie Robichaud.

J'essayais de comprendre ce qui se passait. Une bonne nouvelle comme ça, on se demande si ça se peut. Ça fait quand même 15 ans que ça durait. C'était une épée de Damoclès qu'on traînait sur nous tout le temps. C'était un empêchement au développement de la ville parce qu'il fallait se protéger et payer les frais légaux. On pense que ça empêchait des entrepreneurs de venir s'installer à Shippagan, raconte Mme Robichaud.

Le conseiller Kassim Doumbia et le directeur des loisirs, Jules DeSylva, ouvrent des bouteilles de vin mousseux

Le conseiller Kassim Doumbia et le directeur des loisirs, Jules DeSylva, ouvrent des bouteilles de vin mousseux

Photo : Radio-Canada / René Landry

Quand la mairesse a annoncé que la poursuite était maintenant chose du passé, plusieurs ont applaudi spontanément; certains ont poussé des cris de joie. Le directeur du service des loisirs, Jules DeSylva, est persuadé qu'il est celui qui a crié le plus fort, même s'il était déjà au courant de la nouvelle depuis quelques heures.

Quand j'ai entendu la nouvelle, j'en ai eu des frissons, avoue Jules DeSylva.

Il y avait beaucoup d'émotions.

Jules DeSylva, directeur du service des loisirs de la Ville de Shippagan

Les membres du conseil, les employés, les pompiers, on a tous porté ce poids pendant de longues années en tentant d'organiser les budgets et de répondre aux besoins de la population quand même. Maintenant, on peut respirer, ajoute M. DeSylva.

Le chef des pompiers de Shippagan, Stéphane Hébert, était tout sourire

Le chef des pompiers de Shippagan, Stéphane Hébert, était tout sourire

Photo : Radio-Canada / René Landry

Puisque les agissements des pompiers municipaux pendant les émeutes de 2003 étaient remis en question pour cette poursuite, le chef de la brigade, Stéphane Hébert, est lui aussi très soulagé.

Je suis très heureux du dénouement. Ça fait longtemps qu'on attendait ça. On peut tourner la page maintenant et aller de l'avant. C'est une bonne nouvelle pour les pompiers comme pour toute la communauté, dit-il.

Retour sur les évènements

En mai 2003, Shippagan a été le théâtre d’émeutes de pêcheurs.

Après le dévoilement d'un plan de pêche au crabe, qui accordait une part permanente du quota aux pêcheurs côtiers et autochtones, des pêcheurs traditionnels se sont révoltés.

Le bilan fut très lourd : en plus de l’usine de transformation de Daley Brothers, quatre bateaux, un entrepôt et plusieurs casiers ont été incendiés.

Plusieurs émeutiers ont reconnu leur culpabilité par la suite.

Avec des informations de René Landry.

Nouveau-Brunswick

Justice et faits divers