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Opération majeure de reboisement en Abitibi-Témiscamingue

On voit une jeune forêt d'épinettes qui repousse. En arrière-plan, la forêt mature qui n'a pas fait l'objet d'une coupe en 2008.

Les épinettes plantées sur le site dégagé repoussent.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Agence régionale de mise en valeur des forêts privées reboisera l'équivalent de 4250 terrains de football en Abitibi-Témsicamingue, sur des lots de terres en friche, d'ici trois ans. Au total, il se plantera près de trois millions de plants, couvrant un total de 2000 hectares.

Avec les informations de Piel Côté

Il faut remonter à la fin des années 1980 pour revoir une pareille opération de reboisement dans la région.

En 2020 et 2021, l'Agence plantera deux fois plus d'arbres que ce qu'elle fait normalement, soit trois millions d'arbres plutôt que 1,5 million.

Un programme fédéral, le Fonds du leadership pour une économie à faibles émissions de carbone, finance le projet.

Un homme pose pour la caméra, les mains sur les hanches.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stéphane Paul, directeur général du Syndicat des producteurs de bois du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Des 25 millions de dollars attribués au Québec, la région obtient près de 40 %, soit 7,7 millions de dollars, une nouvelle qui réjouit le directeur général du Syndicat des producteurs de bois, Stéphane Paul.

Ça peut représenter 200 000 mètres cubes. Si on y va en terme monétaire, c'est 15 millions de dollars de revenus supplémentaires qui va provenir de la forêt privée quand elle va être mature, dit-il.

La pénurie de main-d'oeuvre frappe encore

Il reste encore beaucoup de travail avant de réaliser cette opération majeure de reboisement, précise le secrétaire général de l'Agence régionale de mise en valeur des forêts privées, Benoit Mandeville.

Le gros défi de ce programme-là sera de trouver la main-d'oeuvre, trouver des reboiseurs, trouver des débrouissailleurs pour faire l'entretien. Il faudra aussi trouver les gens qui vont accepter de reboiser leurs friches, dit-il.

Un homme sourit à la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Benoit Mandeville, secrétaire général de l'Agence régionale de mise en valeur des forêts privées

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

L'UPA estime que c'est injuste

Le président de l'Union des producteurs agricoles en Abitibi-Témiscamingue, Pascal Rheault, siège sur le conseil de l'Agence. Selon lui, le reboisement est nécessaire, mais la situation est injuste envers les agriculteurs.

On trouve ça un peu fatiguant, dans le sens où ils mettent beaucoup d'argent dans le reboisement, mais ils ne mettent pas beaucoup d'argent dans l'agriculture. Si on avait le même appui des gouvernements, on pourrait remettre des terres en production, explique M. Rheault.

Il y a beaucoup d'argent d'investi dans la forêt et on n'a rien contre ça, ce sont deux mondes qui devraient se ressembler, mais dans la réalité, ça ne se ressemble pas et on n'a pas les même appuis des gouvernements, poursuit-il.

Les arbres plantés dans ce programme non récurrent de reboisement seront l'épinette blanche et noire ainsi que le pin gris.

Abitibi–Témiscamingue

Industrie forestière