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Meurtre d'Isabelle Bolduc : Jean-Paul Bainbridge restera en prison

Accompagné de deux autres hommes, Jean-Paul Bainbridge a enlevé, séquestré, violé et tué la Sherbrookoise Isabelle Bolduc (en mortaise) en 1996.

Accompagné de deux autres hommes, Jean-Paul Bainbridge a enlevé, séquestré, violé et tué la Sherbrookoise Isabelle Bolduc (en mortaise) en 1996.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Jean-Paul Bainbridge, reconnu coupable du meurtre d'Isabelle Bolduc, essuie un nouveau revers devant la Commission des libérations conditionnelles du Canada. Sa demande d'obtention de permissions de sorties avec escorte a été de nouveau refusée vendredi matin.

Bainbridge a été incapable de convaincre la Commission qu'il ne présentait plus un risque de récidive et qu'il méritait d'obtenir des permissions de sorties supervisées. Il souhaitait pouvoir participer à un programme de soutien à la collectivité à la Maison Orléans où il aurait fait des travaux de rénovation six heures par semaine. Il espérait également pouvoir rendre visite à son fils cinq à six fois par année et participer à des ateliers de perfectionnement une heure par semaine.

L'audience a duré un peu plus de trois heures. Les commissaires ont délibéré pendant une dizaine de minutes avant de rendre leur décision.

Le commissaire Jacques Bouchard a reconnu que Bainbridge avait fait du progrès au cours de la dernière année et qu'il avait eu une certaine prise de conscience. Toutefois, le commissaire lui a fait remarquer qu'il avait encore de la difficulté à expliquer d'où venait sa criminalité. Ce dernier a aussi dit que le discours de Bainbridge était adapté à ce qu'on recherchait de lui et que ce n'était pas senti.

Une nouvelle évaluation psychiatrique de Jean-Paul Bainbridge a aussi été demandée par la Commission. La dernière remontait à 1997.

Soulagement de la famille

Le père et la soeur de la victime, Marcel et Julie Bolduc, étaient présents au pénitencier de la montée Saint-François à Laval. Ils y ont lu des déclarations aux commissaires. On est soulagés. On espérait une décision négative, parce qu'à nos yeux, il n'est pas prêt à se retrouver en liberté. C'est un individu qui va représenter un risque pour la population, et ce, pour le restant de ses jours, soutient Marcel Bolduc.

Le père d'Isabelle Bolduc, Marcel Bolduc.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le père d'Isabelle Bolduc, Marcel Bolduc devant le pénitencier la Montée Saint-François.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Selon lui, Bainbridge n'a pas réellement fait de progrès quant à la reconnaissance de sa responsabilité dans le drame qui a coûté la vie à sa fille. Il a appris à le dire. Il a appris des mots, des façons de s'exprimer. C'est typique à certaines thérapies en prison. Ça ne lui a pas bien servi. Il a encore un bon bout de chemin à faire à ce niveau. Il doit cheminer encore pour un bout de temps.

Un deuxième refus

En mai 2017, il avait demandé à pouvoir sortir une fois par semaine avec escorte. Il souhaitait se rendre au Centre d'amitié autochtone et ainsi pouvoir voir son fils tous les deux mois. Son ancienne conjointe était enceinte au moment du crime.

Son agente de libération conditionnelle avait expliqué qu'après quelques années d'inertie, les choses avaient commencé à changer quand Jean-Paul Bainbridge s'était pris en main en suivant plusieurs thérapies et en prenant part à différents programmes.

Isabelle Bolduc avait été assassinée en juin 1996, à l'âge de 22 ans, après avoir été enlevée, séquestrée et violée. Jean-Paul Bainbridge et Marcel Blanchette ont été reconnus coupable de meurtre. Un troisième homme, Guy Labonté, a plaidé coupable à des accusations de séquestration. La victime avait été retrouvée dans un boisé du secteur de Fleurimont, à Sherbrooke.

Bainbridge avait été reconnu coupable de meurtre non prémédité et avait écopé d'une peine de prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 20 ans. Il avait auparavant déjà purgé une peine de prison pour une agression sexuelle.

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