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analyse

3 raisons de s’intéresser aux élections de mi-mandat

Des électeurs américains tiennent les lettres qui forment le mot « vote » devant la Maison-Blanche.

Des électeurs américains tiennent les lettres qui forment le mot « vote » devant la Maison-Blanche.

Photo : Associated Press / Jacquelyn Martin

Raphaël Bouvier-Auclair

Aux États-Unis, les élections de mi-mandat auront lieu dans un peu moins de deux semaines. Ce scrutin, qui mobilise toujours moins les électeurs qu'une élection présidentielle, reste très important.

Les élections de mi-mandat aux États-Unis le 6 novembre vont notamment renouveler l’ensemble de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat. Voici trois raisons de s’y intéresser.

Le contrôle de la Chambre des représentants

Les 435 représentants américains sont en constante réélection. Tous les deux ans, leur poste est en jeu. Et cette année ne fait pas exception.

En ce moment, les républicains sont majoritaires et les démocrates ont bon espoir de reprendre le contrôle de la Chambre. Pour y parvenir, ils doivent faire un gain net de 23 sièges.

Le parti mise entre autres sur des comtés de banlieue, notamment en Pennsylvanie, en Californie et en Floride.

Que signifierait un changement de garde à la Chambre? Les démocrates contrôleraient une bonne partie du programme législatif et pourraient nuire aux projets que veut faire avancer la Maison-Blanche ou, à tout le moins, obtenir des concessions de la part du président.

Quand ils sont majoritaires, les représentants ont aussi d’autres pouvoirs, qui pourraient compliquer les deux prochaines années de la présidence de Donald Trump.

La Chambre peut ainsi exiger la tenue d’enquêtes, par exemple sur les finances du président et de ses proches, mais elle peut surtout déclencher un processus de destitution, dont le sort devrait par la suite être déterminé par le Sénat.

Mais cette idée est loin de faire l’unanimité au sein des troupes démocrates.

Le contrôle du Sénat

Le Sénat de son côté ne sera pas entièrement renouvelé. Tous les deux ans, c’est environ le tiers des sièges qui est en jeu.

Tout comme pour la Chambre des représentants, les républicains sont actuellement majoritaires au Sénat. Et pourtant, dans cette lutte, les démocrates sont beaucoup moins optimistes.

Sur 35 courses, 26 sénateurs démocrates doivent défendre leur siège. Et de ce nombre, 10 ont été élus dans des États qui ont appuyé Donald Trump en 2016. Dans certains cas, comme en Virginie occidentale et au Dakota du Nord, le président a connu des victoires écrasantes, en obtenant plus de 60 % du vote.

Si les démocrates espèrent des gains au Nevada et en Arizona et peut-être même au Texas, ils doivent avant tout maintenir leurs acquis dans des luttes qui s’annoncent très serrées, notamment en Indiana et au Missouri.

Contrôler le Sénat apporte son lot d’avantages : approbation des nominations au Cabinet et surtout feu vert aux candidats à la Cour suprême et dans les tribunaux inférieurs. Quoique pour certains dossiers, posséder une majorité de 60 sénateurs sur 100 est nécessaire; un nombre qui n’est à la portée d’aucun des deux partis.

Les différentes courses dans les États

Les élections de mi-mandat, ce sont aussi des centaines et des centaines d’autres courses. Shérif, procureur, maire, représentant ou sénateur d’État et gouverneur, ces luttes attirent beaucoup moins l’attention que les courses nationales, mais elles demeurent importantes.

Cette année par exemple de chaudes luttes sont menées dans des États comme l’Iowa, le Wisconsin, le Michigan, l’Ohio, la Floride et la Georgie pour des postes de gouverneur ou encore pour le contrôle de la législature d’État.

Or, le parti qui remportera l’élection du 6 novembre aura une administration en poste dans ces États pour le recensement de 2020 et aura son mot à dire sur le découpage de la carte électorale par la suite. Une décision qui aura un impact dans le cadre des prochaines élections nationales.

Donald Trump, président des États-Unis

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