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Les écoles Gabrielle-Roy et Michaëlle-Jean pourraient se partager un terrain

Des parents sont assis sur des chaises bleues dans un gymnase. Ils regardent une présentation.
Une quarantaine de parents d'élèves ont assisté à la rencontre d'information sur les démarches du Conseil scolaire Centre-Nord entourant la construction d’un nouvel édifice pour l'École Michaëlle-Jean. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN) souhaite utiliser une parcelle du terrain de l'école Gabrielle-Roy pour installer le nouveau bâtiment de l'école secondaire Michaëlle-Jean.

« À ce moment-ci, c’est la meilleure option [...] principalement parce que c’est le seul terrain présentement disponible. » C’est le message que Nathalie Lachance, la présidente du CSCN, a adressé aux parents d’élèves de l’École Michaëlle-Jean, jeudi soir, lors d’une rencontre d’information organisée dans le gymnase de l’établissement.

Le CSCN, qui souhaite bâtir une nouvelle école secondaire francophone et publique à Edmonton, va présenter cette option au gouvernement à la fin du mois d’octobre.

Une école digne de ce nom

Les 176 élèves qui fréquentent cette école secondaire francophone occupent actuellement un terrain appartenant au Conseil scolaire catholique d'Edmonton.

Ibrahim Karidio, le président du conseil des parents de l’École Michaëlle-Jean, lui, aurait préféré qu'il n'y ait pas de déménagement.

« La meilleure solution aurait été de pouvoir construire une école secondaire [à l']emplacement où l’école se trouve, dit-il. On aurait voulu que le Conseil catholique, qui ne s’en sert pas, puisse nous la vendre ou nous l’octroyer. »

Le CSCN souhaitait devenir propriétaire de ce terrain, situé dans la 84e rue. Toutefois, à la suite de plusieurs mois de pourparlers, les négociations n’ont pas abouti.

C’est ridicule qu’ils aient un terrain qu’ils n’utilisent pas et qu’ils refusent de partager avec une autre école.

Heather Coleman, présidente du conseil d’école, à l'École Gabrielle-Roy

En 2017, le conseil d'administration du CSCN a « enfin » eu une représentation égalitaire, avec un nombre égal de conseillers publics et catholiques, rappelle Heather Coleman, la présidente du conseil d’école de l'École Gabrielle-Roy.

« Pour moi et, je pense, pour la majorité des parents ici, la construction d’une belle école secondaire équivalente à ce qui est offert du côté catholique de notre conseil francophone [...] serait la preuve que nous sommes égaux à l’intérieur de notre conseil », affirme-t-elle.

Une quarantaine de parents étaient présents lors de la rencontre, préoccupés par les options qu’auraient leurs enfants pour étudier en français au niveau secondaire.

C’est le cas de Marc-André Parisien. Sa fille est en 6e année à l’École Gabrielle-Roy et sera inscrite l’an prochain à Michaëlle-Jean. Il reconnaît lui aussi que la proposition du CSCN n’est pas la solution parfaite dans l’absolu. Mais il pense que c’est celle qu’il faut appuyer « maintenant » pour profiter de circonstances qu’ils trouvent favorables.

« On a un gouvernement néo-démocrate qui a beaucoup [...] appuyé la francophonie, pas seulement avec des mots, mais avec des gestes, affirme-t-il. Donc, il faut un peu miser là-dessus et essayer de tirer profit d’une ouverture d’esprit vraiment au niveau du gouvernement actuel. »

Le CSCN souhaite bâtir une nouvelle école avec une capacité d’accueil de 450 élèves.

Dans l’attente d’un établissement flambant neuf, les élèves de l'École Michaëlle-Jean pourront rester dans leur école, sans risquer d’en être délogés.

Alberta

Éducation