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De la viande sans tuer d'animaux : une solution d'avenir?

Des mains dans des gants de plastique tiennent un contenant avec de la viande hachée.

Le premier burger créé en laboratoire avait coûté des centaines de milliers de dollars.

Photo : iStock / nevodka

Radio-Canada

Un universitaire américain maintient que la viande in vitro est essentielle pour répondre à la forte demande mondiale de protéines.

Le directeur du laboratoire en innovation agroalimentaire de l'Université de Caroline du Nord, Bill Aimutis, donnera une conférence à l'Université de l'Alberta, jeudi, pour parler de l'avenir de la viande cultivée en laboratoire.

En ce moment, nous ne produisons pas assez de viande pour la planète. Avec la population qui augmente, nous devrons accroître notre production de protéines de 40 % à 70 % pour répondre aux exigences.

Bill Aimutis, professionnel en innovation agroalimentaire

Pratique de rechange à l'élevage classique, la viande in vitro est produite à partir des cellules souches du bétail vivant. Ces cellules sont ensuite transportées dans un laboratoire où elles sont divisées pour atteindre une masse cultivable et comestible.

Cette méthode ne demande pas l'abattage massif d'animaux. De plus, elle ne laisse pas la forte empreinte carbone souvent associée à la viande, explique Bill Aimutis.

Du chemin à faire avant d'atteindre le supermarché

À la conférence, M. Aimutis expliquera pourquoi la viande produite in vitro n'est toujours pas dans nos assiettes.

L'universitaire indique qu'il reste plusieurs obstacles à surmonter avant de passer à la production massive de cette viande, le principal étant son coût.

Le premier burger créé dans un laboratoire de Londres en 2013 a coûté 330 000 $, bien plus que dans une chaîne de restaurant-minute.

C'est parce que la recette du produit requiert le sérum de veau fœtal pour stimuler la reproduction des cellules, explique Bill Aimutis.

Il doute que la viande in vitro puisse complètement remplacer les méthodes d'élevage traditionnel, comme le souhaitent certains écologistes. Il a toutefois bon espoir que cette pratique viendra un jour complémenter le secteur agricole.

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Alberta

Agro-industrie