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Dépotoir nucléaire à Chalk River et le triclosan : les batailles de l'organisme Garde-rivière des Outaouais

Des personnes qui assistent à une rencontre dans le sous-sol d'un musée.

Bon nombre de personnes ont assisté à la présentation de du rapport annuel de Garde-rivière des Outaouais au Musée Canadien de la nature.

Photo : Radio-Canada / Rachel Gaulin

Radio-Canada

Voué à la protection de la rivière depuis 15 ans, l'organisme Sentinelle de la rivière des Outaouais, devenu Garde-rivière des Outaouais, attend du gouvernement fédéral des politiques pour encadrer la gestion des déchets nucléaires et bannir le triclosan, un perturbateur endocrinien.

Le projet de construction d'un site pouvant stocker un million de mètres cubes de déchets faiblement radioactifs à Chalk River, en Ontario, a fait l'objet de discussions au sein de l'organisme, lors de la présentation de son rapport annuel au Musée Canadien de la nature, mercredi soir, à Ottawa.

On continue de sensibiliser les gens. C'est encore, considérant l'ampleur du projet, l'ampleur des risques potentiels, un projet qui est méconnu, donc on travaille fort encore à la sensibilisation pour parler du dossier de Chalk River, a indiqué Patrick Nadeau, directeur général de Sentinelle de la rivière des Outaouais.

Ça n'a pas de bon sens qu'en 2018, au Canada, on n'ait pas de politique fédérale pour encadrer ce genre de déchets nucléaires

Patrick Nadeau

M. Nadeau a aussi indiqué que les membres de l'organisme se préparaient pour les audiences sur le projet de stockage et les prochaines étapes du projet.

Garde-rivière des Outaouais a demandé et reçu des fonds pour participer au processus d'évaluation environnementale, selon son rapport annuel. L'organisme a embauché deux experts pour examiner l'étude d'impact environnemental dans ce dossier.

Dans le cadre de la sensibilisation faite par l'organisme, une journée citoyenne aura lieu le 18 novembre à la Maison du citoyen à Gatineau.

Des déchets faiblement radioactifs pourraient être entreposés près de la Rivière des Outaouais

Des déchets faiblement radioactifs pourraient-être entreposés près de la Rivière des Outaouais

Photo : Radio-Canada

Le triclosan, dans la ligne de mire de l'organisme

Perturbateur endocrinien utilisé dans divers produits de consommation, le triclosan est aussi dans la ligne de mire de Garde-rivière.

Le triclosan qui fait l'objet d'une de nos campagnes ces jours-ci, c'est un composé toxique qui est malheureusement utilisé dans toute une gamme de produits que l'on retrouve chez soi, y compris dans la pâte à dent et les savons antibactériens par exemple. Il y a des pays notamment de l'Union européenne et même les États-Unis qui ont fait des progrès pour bannir ce composé-là. C'est incompréhensible pour nous que le Canada n'en fasse pas autant, a expliqué M. Nadeau.

L'enseigne de l'organisme Garde-rivière.

L'organisme Garde-rivière vise à protéger la rivière des Outaouais depuis 15 ans.

Photo : Radio-Canada / Rachel Gaulin

Depuis ses débuts il y a 15 ans, l'organisme a réussi à mobiliser bon nombre de citoyens. Doté d'un budget de plus d'un million de dollars annuel, il emploie une vingtaine de salariés. Le réseau de bénévoles est actif dans 40 communautés des deux côtés de la rivière des Outaouais.

Selon l'organisme, la rivière des Outaouais est la source d'eau potable de plus de 2 millions de personnes.

Avec les informations de Rachel Gaulin

Ottawa-Gatineau

Environnement