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Éducation sexuelle en Ontario : des Autochtones pourront présenter leur perspective

Un homme en complet.
L'avocat et conseiller du grand conseil du Traité no 3, Douglas Judson, indique que plusieurs jeunes Autochtones n'ont accès à l'information de qualité sur la santé et la sexualité qu'à l'école. Photo: Douglas Judson
Radio-Canada

Le grand conseil du Traité no 3, dans le Nord-Ouest de l'Ontario, a obtenu le statut d'intervenant dans la cause opposant la Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) au gouvernement de l'Ontario sur la question du programme d'éducation sexuelle.

La Fédération des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario a déposé une demande d’injonction contre l’annulation par les progressistes-conservateurs du programme d’éducation sexuelle en vigueur dans les écoles depuis la rentrée scolaire.

En juillet, le gouvernement ontarien a décidé de réinstaurer, dès septembre, le programme d’éducation sexuelle mis en place 1998. Contrairement à celui qui était en vigueur depuis 2015, le programme de 1998 exclut des thématiques comme la cyberintimidation, le mariage gai, le sextage et le consentement.

Je crois qu’il s’agit d’une reconnaissance, de la part du système judiciaire, du fait que les jeunes Autochtones jouent un rôle central et important dans l’avenir de plusieurs sphères de la société canadienne, indique l’avocat et conseiller du personnel du grand conseil du Traité no 3, Douglas Judson.

Nous avons hâte d’apporter la perspective des jeunes Autochtones en cour.

Douglas Judson, avocat et conseiller du personnel du grand conseil du Traité no 3.

Le grand conseil du Traité no 3 défendra l’argument de la vulnérabilité des élèves autochtones, davantage victimes d’abus sexuel et de violence que leurs pairs canadiens.

L’entité soulignera également l’importance particulière d’un programme d’éducation sexuelle mis à jour pour les jeunes Autochtones qui, selon Me Judson, sont moins susceptibles de recevoir des informations précises portant sur la santé et la sexualité en dehors de l’école.

Deux autres regroupements ont obtenu le statut d’intervenant dans la même cause, soit la clinique torontoise d’aide juridique Justice for Children and Youth ainsi que la clinique juridique HIV & AIDS Legal Clinic Ontario et le Réseau juridique canadien VIH-SIDA, qui feront front commun.

Avec les informations de CBC

Nord de l'Ontario

Éducation