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Bobby Cameron réélu chef de la Fédération des nations autochtones souveraines

Bobby Cameron.

Bobby Cameron a été réélu chef de la Fédération des nations souveraines autochtones.

Photo : Radio-Canada / Omayra Issa

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les chefs et représentants des 74 Premières Nations de la Saskatchewan ont réélu Bobby Cameron à la tête de la Fédération des nations autochtones souveraines (FSIN).

Un texte d'Omayra Issa

Deux nouveaux vice-chefs ont également été élus. Morley Watson occupera le poste de premier vice-chef, alors qu'Edward Henry Lerat occupera celui de troisième vice-chef. Les postes de deuxième et de quatrième vice-chefs n'étaient pas à pourvoir.

Bobby Cameron l'a emporté face à son unique adversaire, l’ancien vice-chef de la FSIN et chef de la Première Nation Thunderchild, Delbert Wapass.

« Il y a beaucoup de travail à faire », a indiqué le chef réélu Bobby Cameron. Il assure qu’il continuera à œuvrer pour le bien-être des Autochtones de la province.

Le chef Cameron a remporté l'élection avec 727 voix contre 216 pour son concurrent Delbert Wapass.

Juste avant l'élection, Bobby Cameron avait vanté certains projets réalisés alors qu'il était chef, en misant sur des avancées en éducation sur les traités et sur les questions de logement.

La FSIN remise en cause

Darian Lonechild. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À la veille des élections, la déléguée jeunesse de la Fédération des nations autochtones souveraines Darian Lonechild a exhorté les leaders autochtones à s'unir et à travailler pour les intérêts des jeunes.

Photo : Radio-Canada / Omayra Issa

La déléguée jeunesse de la FSIN et membre de la Première Nation Whitebear, Darian Lonechild, a dénoncé le fonctionnement actuel de l’organisme. Elle a exhorté les leaders autochtones à se concentrer sur des crises comme celle du suicide des jeunes.

Dans un discours plein d’émotions, elle a demandé aux Premières Nations de s’unir et de résister, au moment où les gouvernements provincial et fédéral « agissent rapidement pour donner lieu à une assimilation », a-t-elle lancé.

Toutefois, avant de pouvoir prendre la parole, un chef a dû déposer une motion pour que l’Assemblée permette à Darian Lonechild de s’exprimer. Il s’agit d’une situation inusitée, car les délégués jeunesse ont souvent le droit de parole dans les grandes assemblées de la FSIN.

Par le passé, la jeune femme a critiqué le travail des leaders de la FSIN en déplorant des luttes intestines qui secouent l’organisme.

Par ailleurs, quelques jours plus tôt, des chefs de Premières Nations ont retiré leur appui à l’organisation créée il y a 72 ans en remettant en cause sa légitimité.

L'objectif de la FSIN est, notamment, de faire pression auprès des différents ordres de gouvernement pour que les traités soient respectés, en particulier dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la justice et du logement.

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