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Plus du tiers du caucus du NPD pourrait ne pas être de retour en 2019

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) Jagmeet Singh tient une conférence de presse entouré de journalistes, un micro et un téléphone cellulaire brandis dans sa direction.
Le chef du Nouveau parti démocratique (NPD) Jagmeet Singh tient une conférence de presse sur la colline du Parlement à Ottawa le mercredi 24 octobre 2018. Photo: La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
Radio-Canada

À un an des élections générales au Canada, beaucoup d'incertitude persiste au sein du caucus du Nouveau Parti démocratique (NPD). Huit députés élus en 2015 ne seront pas de retour en 2019 et huit autres sont toujours en réflexion sur leur avenir. L'annonce du départ de Sheila Malcolmson, mercredi, s'ajoute à une liste qui comprend plusieurs vétérans. Le parti aura-t-il assez de temps pour se renouveler?

Un texte de Louis Blouin, correspondant parlementaire à Ottawa

Le NPD stagne dans les sondages, ses finances sont précaires et le chef du parti, Jagmeet Singh, attend toujours de faire sa place à la Chambre des communes.

Le scénario n'est pas idéal et a de quoi influencer les députés qui songent à leur avenir politique. « Les hésitations peuvent être multiples, mais ne nous cachons pas une chose, c'est sûr que les chiffres actuels du NPD sont un critère important pour les députés sortants », affirme l'ancien stratège du NPD Farouk Karim.

De grosses pointures font part de leurs hésitations, comme les vétérans Brian Masse en Ontario, ainsi que Murray Rankin et Nathan Cullen en Colombie-Britannique. Ce dernier, père de jeunes enfants, soutient que c'est d'abord sa situation familiale qui est au cœur de sa décision.

Anne Minh-Thu Quach et Christine Moore confirment que ce sont aussi des enjeux familiaux et personnels qui guideront leurs choix. Au Québec, plusieurs élus sont en réflexion. Ils étaient peu bavards à la sortie du caucus, mercredi. « On est loin de l'élection, on en reparlera lors de l'élection », a laissé tomber Marjolaine Boutin-Sweet, députée d'Hochelaga.

On réfléchit, on consulte. [...] On est dans un paysage qui bouge.

Pierre Nantel, député de Longueuil-Saint-Hubert.

Robert Aubin, quant à lui, affirme vouloir en discuter avec ses proches. « Quand viendra la pause des Fêtes, il y aura une réflexion en famille qui sera l'amorce d'une décision à prendre », a-t-il dit.

Membres du caucus en réflexion

  • Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga);
  • Anne Minh-Thu Quach (Salaberry-Suroît);
  • Christine Moore (Abitibi-Témiscamingue);
  • Robert Aubin (Trois-Rivières);
  • Pierre Nantel (Longueuil—Saint-Hubert);
  • Brian Masse (Windsor-Ouest);
  • Murray Rankin (Victoria);
  • Nathan Cullen (Skeena—Bulkley Valley).

Ne se représenteront pas en 2019

  • Hélène Laverdière (Laurier—Sainte-Marie);
  • Roméo Saganash (Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou);
  • David Christopherson (Hamilton-Centre);
  • Irene Mathyssen (London—Fanshawe);
  • Linda Duncan (Edmonton Strathcona).

Ont quitté avant la fin de leur mandat

  • Thomas Mulcair (Outremont);
  • Sheila Malcolmson (Nanaimo–Ladysmith);
  • Kennedy Stewart (Burnaby-Sud).

C'est sans compter les nombreux élus expérimentés qui ne seront pas dans les rangs en 2019. Hélène Laverdière, Roméo Saganash, David Christopherson, Irene Mathyssen et la seule députée néo-démocrate de l'Alberta, Linda Duncan, ont annoncé leur intention de passer le flambeau.

Thomas Mulcair s'est retiré de la vie politique, dans la foulée de la défaite de 2015, et Kennedy Stewart a remporté l'élection à la mairie de Vancouver. Sheila Malcolmson a fait le saut en politique provinciale, mercredi, pour voler au secours du gouvernement minoritaire de John Horgan.

Plusieurs autres élus seront de la partie en 2019, dont le chef parlementaire Guy Caron, Alexandre Boulerice, Matthew Dubé, Scott Duval ou Jenny Kwan, pour ne nommer que ceux-là.

Jagmeet Singh ne bronche pas

Le chef du NPD refuse de s'alarmer de la situation. Il y voit un cycle normal et commun à tous les partis. Jagmeet Singh assure que des candidats solides seront recrutés pour 2019.

Je respecte la décision des gens qui ne vont pas se représenter. C'est quelque chose de normal. Ça se passe dans tous les partis, mais on a une équipe formidable, une équipe forte.

Jagmeet Singh, chef du NPD

L'ancien stratège Farouk Karim se demande pourquoi le NPD n'est pas aussi avancé que les autres principaux partis en ce qui a trait aux nominations de candidats.

Il rappelle qu'il y a beaucoup de pain sur la planche. « On est en mode préélectoral, donc il faut travailler sur le financement, le recrutement de bénévoles, les appuis, etc. À un an de l'élection, c'est primordial que ce soit fait », soutient M. Karim.

Avant le scrutin général de 2019, le NPD sera mis à l'épreuve lors d'élections partielles pendant lesquelles il devra défendre ses sièges dans Burbany-Sud et Outremont, notamment.

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