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Pas « d'effet Patrick Roy » sur les assistances aux matchs locaux des Remparts

Des spectateurs du match des Remparts à Québec le 24 octobre 2018.

Au huitième match local de la saison des Remparts, 7056 spectateurs ont franchi les tourniquets du Centre Vidéotron mercredi soir face au Drakkar de Baie-Comeau.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Turgeon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La saison des Remparts est en cours depuis un mois, mais « l'effet Patrick Roy » ne s'est pas fait sentir dans les estrades du Centre Vidéotron.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Lorsque le retour de Patrick Roy avec les Remparts a été annoncé, le printemps dernier, les dirigeants de Québecor, propriétaire de l'équipe, semblaient pourtant convaincus d'avoir frappé un bon coup de marketing.

Alors que les Remparts ont disputé près du quart de leurs matchs locaux cette saison, l’équipe enregistre non pas une hausse, mais une légère baisse des assistances.

En moyenne, les Remparts ont attiré 8409 spectateurs à domicile après 7 rencontres, soit 600 de moins que l’an dernier.

Un peu plus de 7000 spectateurs face au Drakkar

Au huitième match local de la saison des Remparts, 7056 spectateurs ont franchi les tourniquets du Centre Vidéotron mercredi soir face au Drakkar de Baie-Comeau, ce qui a fait diminuer un peu plus la moyenne d'assistance.

Lors de la conférence de presse du 26 avril dernier qui confirmait l'embauche de Roy, Martin Tremblay, gestionnaire du Centre Vidéotron, semblait pourtant avoir bonne espoir de voir un impact positif au guichet lors des rencontres locales des Remparts.

De gauche à droite : le président des Remparts de Québec, Jacques Tanguay, le directeur général et entraîneur-chef, Patrick Roy, le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, et le chef de l’exploitation du Groupe Sports et divertissement de Québecor, Martin Tremblay, posent pour les photographes en tenant un chandail des Remparts de couleur rouge.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Patrick Roy (deuxième à partir de la gauche) effectue un retour chez les Remparts à titre de directeur général et entraîneur-chef.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

« Avec le retour de Patrick, on a déjà bien des téléphones, les gens appellent depuis quelques jours pour s’informer, ils veulent déjà acheter des billets de saison. Donc, on va être en campagne de recrutement intense au cours des prochains jours », avait-il affirmé à ce moment.

Pas de surprise

Frank Pons, professeur au département de marketing de l’Université Laval, n’est pas surpris que l’impact du retour de Patrick Roy ne se soit pas fait sentir à la billetterie.

« L’effet Patrick Roy, de façon continue, il va augmenter la notoriété et la visibilité de l’équipe à la maison et à l’extérieur, dit-il. Mais, si on pense que ça va se traduire par une augmentation de la vente de billets de manière continue, on a tort. C’est un ensemble de facteurs qui va permettre de faire ça. »

Pons explique que le succès de l'équipe, la qualité du jeu sur la glace et l’expérience client au Centre Vidéotron sont les principaux critères qui auront une influence sur l’achalandage.

Il rappelle également que les Remparts jouent dans un marché fort compétitif, où l’offre de divertissement est nombreuse.

Frank Pons.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Frank Pons, professeur au département de marketing de l'Université Laval.

Photo : Radio-Canada

L'entraîneur comme outil marketing

Les Remparts avaient pourtant misé gros sur le retour de Patrick Roy derrière le banc de l’équipe.

Une vaste campagne de publicité, avec à l’avant-scène l’ancien gardien de but vedette, a été lancée dès l’annonce de son retour pour mousser la vente d’abonnements annuels.

Utiliser son image, c’était une bonne chose. Il y a un attachement très important entre Roy et la population à Québec. C’est un bon outil ponctuel, mais ce n’est pas quelque chose qui va durer dans le temps.

Une citation de : Frank Pons, professeur, Département de marketing, Université Laval

Renouveler l'expérience

Si le facteur Patrick Roy a eu peu ou pas d'impact à son retour cette année, à première vue, son départ de l’équipe en 2013 semble avoir joué un rôle sur la baisse des assistances.

Après son ascension avec l'Avalanche du Colorado, les Remparts avaient enregistré une diminution de 12 % comparativement à la saison précédente.

Frank Pons croit que les foules aux matchs des Remparts auraient sans doute diminué quand même avec Roy toujours dans le giron de l’équipe.

« Le départ a peut-être eu un effet négatif, mais s’il était resté, je ne suis pas sûr qu’on aurait maintenu une attractivité aussi grande. La réalité, c’est que de manière régulière, ça se serait éteint petit peu à petit peu. »

Il faut toujours renouveler l’offre. Il faut toujours en donner plus aux fans, c’est vrai pour les Remparts, c’est vrai pour l’Impact de Montréal et pour d’autres franchises. C’est ce qui est exigeant dans ce domaine-là.

Une citation de : Frank Pons, professeur, Département de marketing, Université Laval

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