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Réflexions sur la pénurie de logements en Gaspésie

Le quartier de Sandy Beach à Gaspé
Les HLM de Sandy Beach à Gaspé Photo: Radio-Canada / William Bastille-Denis
Radio-Canada

Un chantier régional sur le logement et l'habitation se tenait mercredi à Gaspé. Il réunissait 25 intervenants du Réseau solidaire pour le rayonnement des territoires de la Gaspésie-îles-de-la-Madeleine et du Groupe ressource en logements collectifs.

Un texte de Brigitte Dubé

Le directeur général du Groupe ressource en logements collectifs, Ambroise Henry, confirme que la pénurie de logements sévit partout sur le territoire et nuit au recrutement de personnel et donc au développement économique.

On voit qu’il y a énormément de pression à des degrés différents. Quand tu as de la difficulté à trouver du personnel, mais qu’en plus, les employés ne peuvent pas se loger, ça devient difficile, souligne-t-il.

Selon lui, l’accès à des logements abordables pour les personnes vulnérables et la discrimination figurent aussi parmi les problématiques les plus sérieuses. Aux Îles-de-la-Madeleine, la pénurie de logements est particulièrement criante en été, au moment où des propriétaires rendent leurs hébergements disponibles aux touristes en priorité.

Les logements  vacants se font rares en Gaspésie et aux Îles.Les logements vacants se font rares en Gaspésie et aux Îles. Photo : Radio-Canada

M. Henry déplore le manque de données pour documenter cette pénurie puisque les enquêtes de la Société d’hypothèque et de logement ne concernent que les territoires de Gaspé et des Îles.

Il estime que les Gaspésiens devront se serrer les coudes pour trouver des solutions. On doit travailler main dans la main avec le monde municipal avec les intervenants en habitation et les institutions financières, tous ceux qui veulent mettre la main à la pâte, dit-il.

Selon lui, les solutions ne viendront pas du privé à cause des coûts de construction. Il faut plutôt regarder du côté du programme Accès Logis. Celui-ci est toutefois devenu plus difficile d’accès parce qu’on exige une part du milieu de plus en plus importante. Elle est passée de 15 % à 30 %, voire 40 %, indique M. Henry. Il a quand même bon espoir que le nouveau gouvernement procèdera à une refonte.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Société