•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Camille Thériault ne se représentera pas au rectorat de l'Université de Moncton

Camille Thériault

Camille Thériault

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une semaine après que la liste des dix candidats finalistes à la course au rectorat a été rendue publique, l'ex-chef de la direction de la coopérative financière UNI annonce qu'il ne soumettra pas sa candidature au nouveau processus de sélection, prévu au printemps 2019.

Un texte de Nicolas Pelletier

Je veux que le choix du prochain recteur soit le résultat d’un débat sur le futur de l’université et sur sa pertinence pour la communauté acadienne, pas sur la candidature d’une seule personne, déclare Camille Thériault, qui ne voit pas d’objection à parler ouvertement de la dernière semaine.

Il se dit d’emblée satisfait de la décision du Conseil des gouverneurs de faire table rase pour rétablir la confiance dans le comité de sélection, mais aussi fier de voir que l’université va enquêter sur la fuite survenue le 16 octobre.

C’est sûr que la divulgation [de la liste des candidats au rectorat], c’était pas plaisant pour personne. Moi, j’offrais mon expérience à l’université parce que le poste était disponible, mais avec tout ce qui est arrivé au processus, [l'échéancier] va être changé beaucoup et moi j’avance dans l’âge, explique celui qui a été premier ministre du Nouveau-Brunswick en 1998-1999.

La direction de l’université prévoit en effet que le prochain recteur ou la prochaine rectrice n’entrera en poste qu’en juin 2020, soit près d’un an plus tard que ce que prévoyait le processus initial.

Appelé à préciser sa pensée à la lumière du fait que le mandat du rectorat est d’une durée de cinq ans, Camille Thériault admet que c’est clair que le fait que tout est sorti, j’avais vraiment pas besoin de ça.

Et peut-être que ce serait mieux d’avoir une personne plus jeune, une personne qui a une expérience universitaire, poursuit-il. Clairement, il y a une composante de l'université qui pense que ce devrait être un universitaire.

Camille Thériault

Il ajoute que ce type de débat est tout à fait normal dans un environnement universitaire et qu’il va toujours y avoir des personnes qui ont une opinion divergente, même si Camille Thériault reste convaincu qu’il avait sa place dans le processus.

Je pensais que j’avais ma place et c'est pour ça que j’ai postulé. Mais la donne va faire que d’ici deux ans, je serai encore plus expérimenté, mais aussi plus âgé, et à un moment donné va falloir laisser la place aux autres.

Il conclut en insistant sur le fait qu’il va continuer à travailler de près avec l’université à titre de coprésident de la campagne Évolution ainsi qu’auprès des Aigles bleus.

Nouveau-Brunswick

Éducation