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  • Archives
  • Sur les pas de Françoise Sullivan

    Françoise Sullivan marchant dans le Musée des beaux-arts de Montréal en 2003.
    Françoise Sullivan a été à l'avant-garde du monde des arts au Québec pendant plus de sept décennies. Photo: Radio-Canada

    Françoise Sullivan a nourri pendant plus de sept décennies le monde des arts du Québec. Nos archives nous aident à dresser un portrait d'une femme qui a emprunté un chemin non conventionnel.

    Le Musée d’art contemporain de Montréal propose depuis le 20 octobre 2018 une rétrospective de l’œuvre de Françoise Sullivan. Le travail de cette artiste multidisciplinaire a contribué à engager les arts canadiens dans la modernité.

    Quand les mouvements ouvrent le chemin

    Ce que j’ai essayé de faire en transposant la danse avec des principes de l’automatisme, c’était de [me] mettre dans un état neutre et de laisser venir, de laisser naître les mouvements. Et pour cela, il fallait que le corps soit éduqué et "dééduqué".

    Françoise Sullivan

    En février 1948, Françoise Sullivan part dans les champs derrière la maison du peintre Jean-Paul Riopelle. Le peintre l’accompagne ainsi que le photographe Maurice Perron.

    Sur la neige, elle se met à danser. Jean-Paul Riopelle la filme et Maurice Perron la photographie.

    Le film est malheureusement perdu. Mais les photos sont rassemblées dans un album, Danse sur la neige, publié en 1978.

    Cette histoire, Françoise Sullivan la raconte à Louise Arcand qui anime Femme d’aujourd’hui le 10 mars 1978. Danse dans la neige confirme l’avant-gardisme des chorégraphies de Françoise Sullivan.

    Entre 1945 et 1947, Françoise Sullivan s’exile à New York. Dans la métropole américaine, elle s’inscrit à des cours de danse contemporaine.

    Elle y apprend notamment à déconstruire les mouvements transmis durant les leçons de ballet classique prises à Montréal.

    C’est cette évolution que l’on peut observer dans les photos de l’album Danse sur la neige. Dans ces dernières, on remarque aussi le refus de Françoise Sullivan de l’art tel qu’enseigné au Québec et qu’elle considère comme sclérosé.

    Françoise refuse globalement

    Quand on a rencontré Borduas, on a eu l’impression de rencontrer le maître qu’on attendait, qu’on cherchait.

    Françoise Sullivan

    Née en 1923, Françoise Sullivan étudie le ballet classique. Elle n’est cependant pas satisfaite de ses cours.

    Dans les années 1940, elle gravite autour du groupe pictural des automatistes qu’anime Paul-Émile Borduas.

    Elle cosigne en 1948 le manifeste Le Refus global. Le texte La danse et l’espoir qu’elle écrit pour le manifeste est considéré comme un document fondateur de la danse contemporaine.

    Paul-Émile Borduas lui enseigne que les arts doivent exister dans la générosité et l’ouverture. Françoise Sullivan souscrit totalement à ces principes. Elle a été toute sa vie très attachée à Paul-Émile Borduas et aux autres membres du groupe automatiste.

    En 2003, le Musée des beaux-arts de Montréal lui consacre une rétrospective.

    Le journaliste Michel Saint-Germain présente un reportage sur cette exposition à L’heure du midi du 18 juin 2003, qu’anime Pascale Nadeau.

    C’est que Françoise Sullivan n’a pas seulement dansé. Elle a peint, elle a sculpté des œuvres qu’on retrouve un peu partout dans le monde.

    L’artiste produit plusieurs pièces pour sa rétrospective. De grandes toiles monochromes auxquelles elle donne le nom de plusieurs de ses amis automatistes : Jean-Paul pour Riopelle, Ulysse pour Comptois.

    Pour vous donner le goût d’aller voir l’exposition au Musée d’art contemporain de Montréal, regardez ce bref reportage des journalistes Daniel Pinard et Nathalie Petrowski dans le cadre de l’émission La grande visite du 15 novembre 1987.

    On y voit Françoise Sullivan dans son atelier en train de se préparer à peindre.

    L'exposition célébrant Françoise Sullivan se tient au Musée d’art contemporain de Montréal jusqu’au 20 janvier 2019.

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