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Des solutions proposées pour améliorer le service ambulancier au N.-B.

Deux ambulanciers et une policière traitent un individu transporté dans le camion sur une civière.

Le ministère de la Santé conclut dans son livre vert que la confiance du public dans le système d'ambulance est essentielle au maintien de la sécurité des citoyens du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Catherine Allard

Radio-Canada

Le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick et l'association provinciale des paramédicaux proposent des moyens de corriger des lacunes du service ambulancier.

Le ministre de la Santé, Benoît Bourque, a déposé en Chambre un livre vert intitulé Les services d’ambulance au Nouveau-Brunswick. Le document présente un état de la situation, il explique certains problèmes et il évoque de possibles solutions. Le livre vert est destiné à être étudié par un comité de députés.

Le service compte à l’heure actuelle 101 postes permanents vacants, souligne-t-on dans le document, dont 82 sont désignés bilingues. Parmi ces postes bilingues, le ministère en dénombre de 50 à 60 qui sont pourvus temporairement par des travailleurs paramédicaux unilingues, ce qui atténue la pénurie, souligne-t-il.

L’exigence du bilinguisme dans le service ambulancier est considérée dans le livre vert comme étant plus élevée que pour d'autres professions du secteur public. Les auteurs du document disent que la Loi sur les langues officielles accorde plus de souplesse aux agents de la paix, et que cela pourrait s’appliquer aux premiers intervenants sans éliminer leur obligation de servir les citoyens dans la langue officielle de leur choix.

Le livre vert mentionne aussi que le gouvernement pourrait avoir une politique fondée sur unedemande importante, c’est-à-dire un plus grand nombre de postes bilingues dans les régions où la demande serait plus élevée, et moins de postes bilingues dans les régions plus homogènes. Les auteurs du document reconnaissent toutefois qu’une telle politique pourrait être contestée en cour.

Le ministre de la Santé, Benoît Bourque, a expliqué que tout sera étudié dans le respect de la Loi sur les langues officielles.

Les solutions des syndiqués

L’Association des travailleurs paramédicaux vient aussi de rendre public un document contenant des recommandations pour corriger certaines lacunes.

Elle recommande tout d’abord au gouvernement de privilégier l’expérience professionnelle avant les compétences linguistiques au moment de pourvoir des postes permanents vacants.

Au printemps dernier, le médiateur John McEvoy a demandé à Ambulance NB de revoir ses politiques en matière de langues officielles. Il a conclu que les ambulanciers paramédicaux doivent être embauchés d'abord selon leur ancienneté, ensuite selon leur degré de bilinguisme. Le gouvernement provincial a ensuite demandé une révision judiciaire de la décision McEvoy.

On trouve qu’il y a deux problèmes majeurs, soit le manque de confiance du public envers les ambulanciers et les ambulanciers envers le système, explique Derek Cassista, vice-président de l’Association des paramédics du Nouveau-Brunswick (APNB).

On est content que le gouvernement dise qu’il y a des problèmes, avant il disait qu’il n’y avait pas de problème.

Derek Cassista, vice-président de l’Association des paramédics du Nouveau-Brunswick (APNB)

Selon lui, le gouvernement devrait diffuser publiquement les statistiques relatives au système ambulancier.Ce n'est pas normal d’attendre 40, 50 ou 55 minutes pour une ambulance. On veut un gouvernement qui commence à travailler sur des solutions tout de suite, dit-il.

De son côté, le syndicat des paramédicaux voit aussi d'un bon oeil le fait que le gouvernement se penche sur la question. Il semble y avoir une volonté du gouvernement en ce moment de résoudre certains problèmes. On trouve ça tard, mais mieux vaut tard que jamais, indique Steve Hébert, vice-président du Local 48 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

En ce qui a trait au bilinguisme, le syndicat répète que les exigences sont trop élevées. Le test linguistique devrait comprendre principalement des connaissances liées au métier, précise M. Hébert, et non à la langue française en tant que telle.

Le bilinguisme c’est pas le problème.

Steve Hébert, vice-président du Local 48 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)

Si on diminue l’exigence, on augmente notre bassin de paramédics qui rencontreraient les exigences bilingues provinciales, ajoute-t-il.

Les politiciens en désaccord avec la décision McEvoy

En chambre, le ministre de la Santé Benoît Bourque, a indiqué que tout sera étudié dans ce dossier, dans le respect de la Loi sur les langues officielles. Il a dit que le gouvernement irait de l’avant avec la révision judiciaire de la décision McEvoy.

Le Parti progressiste-conservateur et l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick ont remis en question certains points du livre vert, notamment le fait que les postes bilingues sont comblés temporairement par des unilingues anglophones. Selon ces derniers, ce n'est pas le cas.

Le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, a demandé au gouvernement pourquoi il n’acceptait pas la décision de l’arbitre McEvoy.

La technologie au service du bilinguisme

Les travailleurs paramédicaux proposent aussi au gouvernement de leur fournir un moyen technologique pour communiquer avec les patients lorsqu’il faut surmonter une barrière linguistique.

Le gouvernement devrait s’assurer que le nombre d’ambulances par communauté soit basé sur une étude des besoins à l’échelle locale, recommandent les travailleurs paramédicaux. L’approche devrait être communautaire et non provinciale, disent-ils.

L’association recommande aussi que les travailleurs paramédicaux en soins avancés disposent de l’équipement et de l’autorité nécessaires pour prodiguer ces soins.

Avec des renseignements de Michel Corriveau

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