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La légalisation du cannabis complique la lutte contre les drogues dans des communautés autochtones ontariennes

Mains d'une femme roulant une cigarette de marijuana.

La Première Nation d'Attawapiskat, située au bord de la baie James, mène une lutte active contre le trafic de drogues dans la communauté.

Photo : Getty Images / Instants

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En novembre 2017, le conseil Mushkegowuk, dans le nord de l'Ontario, a déclaré l'état d'urgence en raison de l'usage endémique de drogues illicites. Si les substances ciblées sont principalement les opioïdes et les narcotiques, le chef de la Première Nation d'Attawapiskat, Ignace Gull, indique ne pas savoir comment la légalisation du cannabis devrait être gérée au sein des communautés autochtones.

Pour tenter de réduire la quantité de drogues qui s’infiltrent dans sa communauté, le chef Gull ainsi que des bénévoles effectuent des fouilles de passagers à l’aéroport d’Attawapiskat, sur la côte ouest de la baie James.

Après la légalisation du cannabis, il dit ne pas connaître la marche à suivre, étant donné que les colis de cannabis seront livrés par Postes Canada.

La déclaration d’état d’urgence, dont le premier anniversaire aura lieu le 15 novembre, est toujours affichée sur le site web du conseil Mushkegowuk.

Une pandémie causée par les drogues illicites et l’alcool continue de prendre de l’ampleur et constitue un sérieux problème pour les Premières Nations du conseil Mushkegowuk. Le trafic illégal de drogues est une source importante d’activités criminelles, de difficultés familiales et un facteur à l’origine de plusieurs décès, peut-on y lire.

Un homme d'âge moyen assis dans un fauteuil, regarde droit devantAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ignace Gull, chef de la communauté d'Attawapiskat mène seul une guerre contre le trafic de drogue. (Facebook Ignace Gull)

Photo : Facebook Ignace Gull

Quel cadre pour les réserves autochtones?

La loi officialisant la légalisation du cannabis a été mise en place par le gouvernement fédéral, mais il revient aux provinces et aux territoires d’établir les règles encadrant sa vente et sa distribution.

Or, les réserves autochtones sont de juridiction fédérale.

Le chef Gull dit ne pas savoir si les lois provinciales régissant le cannabis s’appliquent aux communautés autochtones.

Certaines communautés, comme la Première Nation de Wikwemikong à l’île Manitoulin, ont interdit la livraison de cannabis sur leur territoire.

Le leader autochtone est d’avis que la même stratégie devrait être évaluée par les chefs des communautés du conseil Mushkegowuk, à leur prochaine assemblée.

« Les chefs doivent se prononcer sur cette question de manière collective et voir s’ils devraient interdire la livraison, parce qu’il n’y a pas moyen de contrôler ce qui se trouve dans les colis. Il faut trouver un moyen soit de bannir la livraison ou de retracer les colis. »

— Une citation de  Ignace Gull, chef de la Première Nation d’Attawapiskat

La prochaine assemblée des chefs du conseil Mushkegowuk aura lieu du 7 au 9 novembre à Timmins.

Avec les informations de CBC

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