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Prolonger le REM en banlieue, la priorité de Bonnardel pour Montréal

Une maquette du futur train du Réseau express métropolitain.

M. Bonnardel souhaiterait que, sur la Rive-Sud, le REM soit prolongé jusqu'à Chambly d'ici 10 ans

Photo : CDPQ Infra

Radio-Canada

Le premier dossier montréalais auquel s'attaquera François Bonnardel sera celui du Réseau express métropolitain (REM), a-t-il indiqué mercredi matin, en entrevue à ICI Première. À l'aube de son mandat, le nouveau ministre des Transports souhaite convaincre la Caisse de dépôt et placement du Québec d'étendre son réseau à Laval et sur la Rive-Sud, jusqu'à Chambly.

M. Bonnardel souhaiterait prolonger le REM de 22 kilomètres vers le sud et de 17 kilomètres vers le nord. Il s'est d’ailleurs déjà entretenu à ce sujet avec les dirigeants de la filiale de la Caisse responsable du développement de cette infrastructure – la CDPQ Infra – afin que son projet fasse l'objet d'une étude de coûts et de faisabilité, a-t-il confié au micro d'Alain Gravel.

Le ministre estime à au moins 24 mois la durée de cette étude. « Je suis confiant que nous serons capables d’avoir ce REM [prolongé] dans un horizon, je l’espère, d’une dizaine d’années », a-t-il dit.

Mais la vision de M. Bonnardel pour le Grand Montréal ne s'arrête pas là. S'il n'en tenait qu'à lui, les résidents de la Rive-Sud pourraient aussi voir un de leurs rêves devenir réalité dans les prochaines années : celui de voir la ligne jaune du métro de Montréal prolongée elle aussi.

Car ce scénario figure aussi sur la liste des travaux prioritaires pour le ministre, confirme le principal intéressé.

La forme que prendra le projet reste toutefois à être définie. Le métro pourrait être partiellement souterrain pour sortir de terre et rouler en surface sur une autre portion de son trajet, « le long du boulevard Rolland-Therrien », par exemple.

« Il y a des coûts importants quand on creuse », a rappelé M. Bonnardel.

Le prolongement de la ligne bleue jusqu'à Anjou – annoncé en grande pompe par les gouvernements québécois et canadien en avril dernier – n'est pas pour autant remis en question. Bien au contraire. Mais le ministre est demeuré évasif quant à l'échéancier de tous ces travaux.

« Pour moi, il serait prématuré de vous donner des dates précises », a-t-il indiqué, se contentant de dire qu'il travaillerait avec sa collègue Chantal Rouleau, nommée ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la métropole, « pour être capable d’évaluer tout ça, de prioriser et de mettre ça dans la machine ».

Quant à la ligne rose – pour laquelle la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé la création d'un bureau de projet lundi – elle ne figure pas dans les plans de M. Bonnardel.

À court, moyen, long terme, pour nous, la ligne rose, ce n’est pas une priorité.

François Bonnardel, ministre des Transports

Le ministre a aussi évoqué le projet de tramway de l’est jusqu'à la station de métro Radisson et le service rapide par bus sur le boulevard Pie-IX, ajoutant qu'il y aura « beaucoup, beaucoup, beaucoup » de travail au cours de la prochaine décennie.

François Bonnardel, ministre des Transports, lors d'une entrevue dans les studios de Radio-Canada à MontréalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

François Bonnardel, ministre des Transports

Photo : Radio-Canada

Bien que d’importants efforts soient déployés pour étendre les réseaux de transport en commun, le ministre compte également investir dans le réseau routier de la région. À Montréal, il souhaite par exemple aller de l'avant avec la conversion de la rue Notre-Dame en boulevard.

L’élargissement des autoroutes 19, 25 et 30 figure également dans les cartons du gouvernement, a confirmé le ministre, soulignant que ces investissements serviront non seulement aux automobilistes, mais aussi aux autobus, au covoiturage et à d'autres formes de « mobilité durable ».

« On souhaiterait qu’il y ait moins de véhicules », a convenu M. Bonnardel. Mais ceux-ci ne disparaîtront pas du paysage québécois à court terme, a-t-il soutenu.

Grand Montréal

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