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Postes Canada : deuxième jour de grève dans la région de Toronto

Trois femmes et deux hommes forment une ligne pour bloquer un véhicule devant un centre de tri de Postes Canada.
Des travailleurs de Postes Canada en grève à Mississauga, mardi. Photo: La Presse canadienne / Frank Gunn

Les employés de Postes Canada poursuivent, mercredi, leur débrayage pour une deuxième journée consécutive dans la région de Toronto.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) n'a pas expliqué pourquoi il avait choisi de continuer la grève à Toronto plutôt que de changer de ville.

Les syndiqués de Postes Canada avaient débrayé à Halifax, Edmonton, Victoria et Windsor, lundi, pour ensuite faire la grève, mardi, dans la région de Toronto, où 9000 employés ont débrayé.

Environ 5,9 millions de personnes habitent dans la région torontoise.

Toronto est un centre de tri important pour le courrier et les colis au Canada, avait reconnu Postes Canada, qui prévenait ses clients de possibles retards dans la livraison à l'échelle du pays.

En entrevue à l'émission Y a pas deux matins pareils, la porte-parole du syndicat STTP, Lise-Line Gélineau, a affirmé, mercredi, que la charge de travail était l'un des principaux points en litige. Selon elle, l'itinéraire des facteurs n'a pas été modifié pour tenir compte de l'augmentation au cours des dernières années du volume des colis à livrer.

Les journées des facteurs/factrices rallongent constamment.

Lise-Line Gélineau, porte-parole du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes

Un médiateur fédéral

Entre-temps, les négociations se poursuivent entre le syndicat et la direction de la société de la Couronne dans l'espoir de parvenir à une entente pour le renouvellement de la convention collective.

Toutefois, les discussions avancent au ralenti, selon Mme Gélineau du STTP.

De son côté, Postes Canada dit être déterminée à conclure une entente et soutient avoir déposé une offre qui comprend des augmentations salariales, la sécurité de l'emploi et une amélioration des avantages sociaux, et qui ne demande aucune concession de la part des syndiqués.

Mercredi, la ministre fédérale du Travail, Patty Hajdu, a nommé un médiateur pour aider les deux parties à en venir à une entente.

Impact sur les petites entreprises

Bien que les débrayages des membres du STTP débutent à peine, certains propriétaires d’entreprise disent déjà sentir l’impact du conflit de travail sur leurs affaires.

C’est le cas de Véronique Audette, la propriétaire de Spirit of Vera, à Hamilton.

Une femme regarde la caméra. Derrière elle on voit son atelier. Des outils comme des marteaux sont accrochés au mur. Véronique Audette, une entrepreneuse dont le commerce dépend de la poste, s'inquiète de l'impact du conflit de travail. Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Mme Audette fabrique des bijoux à partir de matériaux recyclés. L’été, je participe à beaucoup de marchés publics, explique-t-elle, mais l’hiver, ma stratégie d’affaires est dépendante de la poste.

Près du quart de ses ventes sont effectuées en ligne. L’entrepreneuse pense maintenant utiliser un service de messagerie privé.

Je veux que tout le monde ait des conditions de travail saines, mais je veux aussi un service.

Véronique Audette, propriétaire de Spirit of Vera

La femme d’affaires a déjà reçu des messages de ses clients lui disant que certains envois prenaient plus de temps que d’habitude.

Avec les informations de Presse canadienne

Toronto

Relations de travail