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Fin de la Grande Traversée : le CSF évoque un « changement de format »

La photo est prise dans un champ, au loin on voit la longue file de vélo qui se suivent dans les prairies.

Le CSF ne reconduira pas le projet de la Grande Traversée en 2019.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La fin du relais cycliste La Grande Traversée n'en est pas vraiment une, affirme le directeur général du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF), Bertrand Dupain, qui évoque le poids que le projet faisait peser sur les épaules des bénévoles pour justifier la décision du CSF.

« À un certain moment, ce bénévolat amène d'autres contraintes ailleurs et il fallait peut-être, pendant qu’on était au sommet, prendre une décision à ce sujet », explique M. Dupain.

Pour lui, il n’y a pas de « fin » de la Grande Traversée, mais un « changement de format ». Une nouvelle formule, organisée en partenariat avec Cycling BC, s’adressera aux jeunes de 11e et de 12e année des écoles francophones de la Colombie-Britannique.

Un projet « différent »

Mais selon le fondateur de la Grande Traversée, Laurent Brisebois, directeur de l’École André-Piolat, le nouveau projet sera différent de l’ancien : « On ne parle pas de la même chose. Ce qu’on visait dans la Grande Traversée, ce n’était pas uniquement le vélo, on disait souvent que c’était une éducation expérientielle en utilisant le vélo. »

Pour lui, la Grande Traversée était un « projet de vie », pour lequel il ne comptait pas son temps.

C’était un projet qui nous tenait suffisamment à coeur pour y mettre toutes nos vacances

Laurent Brisebois, fondateur de la Grande Traversée

Il admet qu’il avait pris une grande ampleur au cours des années. « Le défi était au niveau de la gestion de cette ampleur-là et de comment on pouvait structurer le projet en le faisant cadrer dans la vision et la mission d’un conseil scolaire », croit-il.

Ce sont des décisions qui ne m’appartiennent pas

Laurent Brisebois
Un homme regarde vers la gauche, en arrière-plan, c'est écrit LGT et il y a des photos de cyclistes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Grande Traversée, c'était un « projet de vie » pour son fondateur Laurent Brisebois.

Photo : Radio-Canada

Et le français?

Le nouveau projet, géré par Cycling BC, gardera un caractère francophone, assure Bertrand Dupain.

« Petit à petit, ceux qui vont encadrer la partie vélo, ce seront des gens qui vont parler français », explique-t-il.

Il affirme qu’au fil des ans, la nouvelle tournée visitera l’ensemble des 42 écoles que compte le CSF dans la province.

Une pétition contre la fin de la Grande Traversée

Un élève de 10e année de l’École André-Piolat, Carl Cenerelli, qui a participé à la Grande Traversée en 2017 et 2018, a lancé une pétition pour que le projet continue dans sa forme actuelle.

Une affiche sur le mur qui appelle à signer une pétition, en arrière-plan, un couloir d'école et des élèves assis à des tables.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une pétition lancée par un élève de l'école André-Piolat appelle au maintien de la Grande Traversée.

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

« Ça me tient vraiment à coeur », dit-il. Il souhaite notamment que les élèves de la 8e à la 10e année puissent continuer à participer à l’événement.

Une décision « surprise »

De nombreux parents et anciens participants déçus par la fin de la Grande Traversée ont commenté la décision du CSF sur les médias sociaux.

Texte de Facebook ou c'est inscrit : Non. Vraiment quelque chose de special et unique pour nos ecoles.. nos enfants étaient enthousiaste pour leur tour.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Plusieurs commentaires ont été publiés sur la page Facebook de Radio-Canada Colombie-Britannique après l'annonce que le Conseil scolaire francophone de C.-B. mettait fin au relais cycliste de La Grande Traversée.

Photo : Radio-Canada / Facebook @icicolombiebritannique

Pour Marie-Andrée Asselin, directrice générale de la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique, cette décision est une « surprise ».

« On n'avait pas du tout vu venir cette chose-là, dit-elle. Dans les réunions qu’on a avec le conseil scolaire, ça n’a jamais été discuté. »

Colombie-Britannique et Yukon

Associations francophones