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Que signifie l’élection de candidats verts à Vancouver pour le parti fédéral?

Trois femmes assises sur autour d'une table dont une regarde droit devant elle en train de sourire.

Elizabeth May est convaincue qu'elle ne sera plus la seule élue du Parti vert à Ottawa à la suite des élections de 2019.

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La performance des candidats verts aux élections municipales de Vancouver met le vent dans les voiles du Parti vert du Canada, selon sa chef, Elizabeth May. Mais quelles retombées concrètes le parti peut-il espérer lors des élections fédérales, en 2019?

Un texte de Michaële Perron-Langlais

Samedi dernier, à Vancouver, neuf des dix candidats qui ont fait campagne sous la bannière du Parti vert ont été élus. Parmi eux, la conseillère Adriane Carr a obtenu 69 885 voix, soit le plus grand nombre de votes des élus au conseil municipal.

Au total, trois verts ont été élus au conseil municipal, trois au conseil scolaire et trois à la commission des parcs de la ville.

« Je suis vraiment heureuse du résultat, il y a un momentum qui est clair », indique Elizabeth May. La chef du parti fédéral souligne que les verts ont aussi fait élire des députés provinciaux ailleurs au pays dans la dernière année, notamment en Ontario et au Nouveau-Brunswick.

Elle est convaincue que ces résultats sont de bon augure pour son parti.

Je suis absolument certaine qu’après les prochaines élections fédérales, je ne serai pas ici toute seule. Après 2019, je serai chef d’un parti avec un caucus à Ottawa.

Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada

André Blais, professeur de sciences politiques à l’Université de Montréal, s'intéresse au comportement des électeurs. D’après lui, la montée des verts au Canada et en Europe reflète un intérêt grandissant pour les questions écologiques, ce qui ne signifie pas pour autant que les résultats aux niveaux municipal et provincial se refléteront automatiquement durant les élections fédérales de 2019.

« Chaque palier a ses logiques, précise-t-il. Lors d’une élection fédérale, il y a plusieurs autres enjeux qui vont jouer et pas seulement [l’environnement]. Donc, il reste à voir quel sera le poids relatif de cet enjeu-là. »

Il croit tout de même que le Parti vert du Canada pourrait recueillir plus de votes l’automne prochain, comparativement aux élections précédentes. « C’est sûr que, quand un parti performe mieux à certains niveaux, ça donne un regain d’énergie », dit-il.

Sonia Furstenau, l'une des trois députés verts à l'Assemblée législative britanno-colombienne, croit aussi à un effet d'entraînement. Elle rappelle que, même si le Parti vert du Canada et les partis verts des provinces et des municipalités sont des organisations indépendantes les unes des autres, elles ont en commun leur engagement envers la protection de l’environnement. « Ce sont des entités séparées, mais nos valeurs sont les mêmes », dit-elle.

Des bénévoles plus expérimentés

Le politologue Jean-François Daoust souligne que les ressources mobilisées par les verts de Vancouver pour les élections municipales pourraient être utiles au Parti vert fédéral lors de la campagne électorale de 2019. « Par exemple, ils peuvent partager des informations clés, leur pointage, leurs bénévoles, etc. », explique-t-il.

« Les bénévoles du Parti vert du Canada sont les mêmes que ceux qui font le porte-à-porte pour le Parti vert de la Colombie-Britannique et le Parti vert de Vancouver », confirme Elizabeth May.

La chef affirme que, d’une élection à l’autre, son parti peut compter sur des équipes de plus en plus nombreuses et expérimentées.

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