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Poussée de croissance à l’aéroport Montréal-Trudeau

Un avion aux couleurs d'Air Canada Express.

Un appareil d'Air Canada Express, à l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau, à Montréal.

Photo : Getty Images / AFP/Daniel Slim

Radio-Canada

Le trafic de passagers ne cesse d'augmenter à l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. En juillet et août derniers, l'aéroport a accueilli un nombre record de 2 millions de passagers, a indiqué Aéroports de Montréal (ADM) dans un communiqué publié mardi.

Ce nombre a atteint 15 millions pendant les neuf premiers mois de l’année 2018, soit 6,9 % d’augmentation par rapport à la même période en 2017.

« C'est une croissance qui s'ajoute à la croissance de l'année dernière, qui était de 9,5 %, donc c'est assez substantiel. Alors les choses vont très très bien pour l'aéroport Montréal-Trudeau », se félicite sa porte-parole, Anne-Sophie Hamel.

En ce qui concerne les services offerts par l’aéroport, la ville de Vienne est devenue cette année la 150e destination qu’il dessert, et 2 nouveaux transporteurs aériens, Aer Lingus et Austrian Airlines, s’ajouteront en 2019 aux 35 qui y exploitent des vols.

Devant cette poussée de croissance, ADM, société sans but lucratif qui exploite l’aéroport Montréal-Trudeau et le parc aéronautique de Mirabel, envisage de devancer l’échéancier de sa nouvelle aérogare, dont la construction est prévue d’ici 2030 au coût de 2,5 milliards de dollars.

Des contrecoups à prévoir

Plusieurs avions sur le tarmac de l'aéroport, vus du ciel.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau, à Montréal.

Photo : Getty Images / AFP/Daniel Slim

Mais une telle croissance pourrait aussi entraîner des problèmes, indique Jacques Roy, professeur spécialisé en gestion des opérations de transport à HEC Montréal.

« Le risque qu’on encourt avec une croissance comme celle-là, c’est que les investissements qui ont été faits depuis 20 ans soient insuffisants », dit-il.

Il craint entre autres que les infrastructures de l’aéroport, comme les pistes, ne deviennent insuffisantes pour faire face à l’augmentation du trafic.

Selon lui, on pourrait alors assister à une hausse de l’achalandage à l’aéroport de Saint-Hubert, qui peut maintenant accueillir des gros porteurs.

Mais que la croissance soit à Montréal ou à Saint-Hubert, elle risque d’exacerber les tensions avec les résidents qui vivent aux abords des aéroports.

La Cour supérieure du Québec a d’ailleurs autorisé une action collective par des citoyens qui dénoncent les nuisances sonores causées par l'aéroport Montréal-Trudeau.

« Au minimum, on devrait se poser la question tous les cinq ans : "Est-ce qu'on continue d'injecter des milliards dans un aéroport qui est enclavé?" À terme, on a un mur qui est devant nous, on s'en va dedans, mais on ne sait pas quand on va y arriver », croit le professeur Roy. Il se demande également si la décision de démolir l’aérogare de Mirabel n’a pas été prise de façon précipitée.

Avec la collaboration de Marc Verreault

Grand Montréal

Transports