•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les présidents de l’ADISQ inquiets pour l’avenir de la chanson québécoise

Un homme écoute de la musique par le biais de l'application YouTube Music
Un homme écoute de la musique par le biais de l'application YouTube Music Photo: AP / Richard Vogel
Radio-Canada

Réunis à l'occasion des 40 ans de l'association, les anciens et l'actuel présidents de l'ADISQ demandent au public d'encourager plus que jamais la musique d'ici, entre autres menacée par la consommation musicale sur les plateformes d'écoute en ligne.

En marge du Gala de l’ADISQ qui se tiendra le 28 octobre, Guy Latraverse, Michel Gélinas, Denys Bergeron, Alain Paré, Rosaire Archambault, André Ménard, Michel Sabourin, Michel Bélanger, Pierre Rodrigue, Jacques K. Primeau, Yves-François Blanchet, Paul Dupont-Hébert et Claude Larivée, ainsi que le président actuel de l’ADISQ, Philippe Archambault, ont dévoilé mardi une déclaration commune.

Dans une lettre ouverte intitulée L’avenir de notre chanson : une inquiétante sensation de déjà-vu, ils dénoncent la faible contribution des plateformes numériques à l’industrie musicale québécoise. Ils invitent également le public à « renouveler ses vœux avec la chanson d’ici ».

« Ce sont encore des entreprises d’ici qui produisent notre musique, disent-ils. Mais les nouveaux intermédiaires qui ont le pouvoir de la faire entendre sont étrangers. Ils échappent aux lois et règles que nous avons adoptées pour assurer la vitalité de notre culture. Ils œuvrent dans une grande opacité. Ils nous connaissent mal. »

Certes il y a « un modèle fabuleux pour les mélomanes », concèdent-ils. Toutefois, l’écoute en ligne sur des plateformes telles que YouTube, Spotify, Google Play et Apple Music « pose des défis sans précédents à tous les créateurs et producteurs de contenus ».

Une conjoncture favorable

L’ADISQ fait cette déclaration à un moment-charnière pour l’industrie musicale canadienne, alors que le gouvernement fédéral semble prêt à agir pour soutenir un milieu qui, selon les anciens présidents de l’organisme, « œuvre depuis 15 ans dans un marché devenant chaque jour plus inéquitable et déséquilibré ».

Le 30 septembre dernier, le gouvernement canadien a effectivement annoncé avoir réussi à préserver l’exemption culturelle lors de la renégociation de l’accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada. Le communiqué publié par l’ADISQ indique que « le gouvernement a maintenant les coudées franches pour soutenir efficacement les créateurs et producteurs de contenu canadien, par exemple grâce à la modernisation, déjà entamée, de trois lois clés pour le secteur de la musique : la Loi sur le droit d’auteur, la Loi sur la radiodiffusion et la Loi sur les télécommunications ».

Les réformes de ces lois pourraient faire en sorte de bonifier les sommes versées aux créateurs et producteurs de contenu canadiens par les nouvelles plateformes comme YouTube, Spotify et Apple Music.

Musique

Arts