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Des pistes pour hausser le nombre de femmes en politique

Trois femmes sont assises à une table et parlent aux médias.

L'étude a été dévoilée mardi en conférence de presse.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une enquête réalisée à la demande du groupe Récif 02 constate qu'il y a toujours un déficit flagrant en matière de représentation féminine en politique.

Même si le Conseil des ministres du nouveau gouvernement caquiste est paritaire, la présence de femmes en politique ne va pas au même rythme partout.

En politique municipale, moins d'une municipalité sur cinq a une mairesse à sa tête et les conseils comptent deux fois plus d'hommes que de femmes.

La situation ne s’améliore dans les MRC. Là où les préfets sont élus au suffrage universel, les femmes sont à la tête des MRC dans près de 44 % des cas. Là où le préfet est désigné par les représentants des municipalités, cette représentation chute à 15 %.

Martine Boivin et Gisèle Dallaire, qui ont mené l’étude pendant un an, recommandent d'étendre l'élection du préfet au suffrage universel à toutes les MRC.

De plus, les auteures demandent au gouvernement d'analyser la possibilité de limiter le nombre de mandats et de soutenir les municipalités pour qu'elles adoptent une politique de parité. Dans la région, seuls Albanel et Métabetchouan-Lac-à-la-Croix en ont adopté une.

 Ça prend plus que de la bonne volonté. On est rendu où ça prend des mesures qui viennent contraindre certaines organisations ou de légiférer pour permettre d'avoir davantage de femmes dans les instances municipales , explique Martine Boivin qui a mené l’enquête sur un an.

Ces recommandations sont bien accueillies par l'ancienne mairesse de Sainte-Hedwidge Nicole Schmitt. Depuis son retrait de la politique, elle s'intéresse activement à la question de la présence des femmes en politique.

Cette dernière estime toutefois que les mesures contraignantes seules ne suffiront pas.

 Il y a beaucoup d'inconnu et les femmes pensent que c'est un milieu d'hommes et on n'y va pas. Les femmes participent peu aux assemblées des conseils municipaux. Donc, il y a beaucoup d'éducation, beaucoup d'information. Il faut enlever, il faut éclairer là-dessus et dire que les femmes ont leur mot à dire , souligne-t-elle.

Les auteures de l'étude comptent aussi présenter ses conclusions à la nouvelle ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, de qui elle espère une bonne collaboration.

D’après le reportage de Denis Lapierre

Saguenay–Lac-St-Jean

Politique