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Le projet de terminal maritime sur la rive nord obtient le feu vert du ministère

Le fjord du Saguenay
Le fjord du Saguenay Photo: Radio-Canada

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, donne son aval au projet de terminal maritime sur la rive nord piloté par Port Saguenay.

Ce quai situé non loin de Sainte-Rose-du-Nord devrait accueillir le minerai d'Arianne Phosphate.

La ministre estime, à la lumière de l'étude de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale, que ce projet n'entraînera pas d'effets environnementaux négatifs importants.

Pour le directeur de Port Saguenay, Carl Laberge, il s'agit d'une excellente nouvelle qui vient conclure des mois de consultations.

 On est très content d’avoir obtenu cette autorisation-là. On va continuer maintenant à développer le projet avec notre client Arianne et s’assurer de rencontrer les conditions qui sont indiquées. C’est une étape importante qui est franchie et ça va permettre de propulser le projet , explique-t-il.

Port Saguenay devra cependant respecter certaines conditions, dont celle de consulter les Premières Nations. L’entreprise devra aussi faire un suivi concernant l'effet du passage des navires sur la santé des bélugas, de même qu’un suivi en ce qui a trait à la protection des milieux humides.

Les opposants déçus

En entrevue à l'émission Y'a des matins, le porte-parole du collectif de l'Anse-à-Pelletier, Daniel Lord, a souligné que le rapport préliminaire dévoilé l'été dernier laissait présager que le ministère fédéral de l'Environnement était favorable au projet.

Sans remettre en question le processus d'analyse, il affirme que les études, à cause d'un cadre très rigide, n'ont pas tenu compte de plusieurs aspects importants. Il rappelle par exemple que le terminal maritime sera construit pour plusieurs usagers, alors que, dans les faits, il n’y a qu’Arianne Phosphate qui risque de l'utiliser.

Le fait que ce soit multi-usager, c’est ça qui entraîne un mur de 65 mètres de haut par 280 mètres de large sur les rivages du Saguenay, explique-t-il. Si ce n’était que dédié à Arianne Phosphate, on pourrait faire quelque chose qui serait passablement moins flagrant au niveau de l’aspect visuel.

Daniel Lord considère que ce projet, qu'il qualifie d'« échancrure » dans le fjord, va endommager les paysages de façon permanente.

Saguenay–Lac-St-Jean

Environnement