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Le transport en commun, une des clés d’un Montréal prospère

Des autobus de la STM sur la rue Sherbrooke.

Le transport en commun est une des clés du développement économique de Montréal, croit Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Photo : Getty Images / Marc Bruxelle

Radio-Canada

Transport en commun, rapidité d'action et fiscalité font partie des défis auxquels doit faire face la Ville de Montréal si elle veut améliorer son développement économique, selon le rapport rendu public lundi matin par le Comité consultatif sur le développement économique du territoire de Montréal.

Ce comité a été mis sur pied en juin dernier à la demande de la mairesse, Valérie Plante, et il est dirigé par Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Son mandat consistait entre autres à « orienter la Ville de Montréal dans l’identification des projets stratégiques qui pourront accroître le dynamisme, l’agilité et la performance du développement économique sur le territoire montréalais ».

D’entrée de jeu, en conférence de presse, M. Leblanc a ciblé l’enjeu de la mobilité, essentielle pour permettre à la main-d’œuvre d’avoir accès facilement aux endroits où se trouvent les emplois.

Nous ne réussirons pas le développement économique du territoire si les travailleurs ne peuvent pas s’y rendre, et la mobilité la plus efficace se fait par le transport en commun.

Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Il a aussi enjoint à la Ville de Montréal de réagir plus rapidement lorsque des occasions de développement se présentent, notamment pour les questions de zonage et de réglementation.

Après avoir fait allusion à la tentative ratée de l’entreprise de panneaux solaires Solargise de s'établir dans l’est de Montréal, M. Leblanc a souligné la nécessité pour la Ville d’accompagner les entreprises qui souhaitent s’y installer.

Une des recommandations du rapport est d’ailleurs de mettre sur pied au sein de l'administration un comité « à très haut niveau décisionnel » qui s’assurerait que tous les services municipaux pourraient appuyer une entreprise qui désirerait s’établir sur le territoire montréalais.

Selon le comité, la fiscalité des entreprises est également à revoir pour l’adapter à la réalité des développeurs.

Le défi du développement de l’est de Montréal

Le rapport accorde une attention particulière au développement de l’est de Montréal. Ce secteur peut compter sur la proximité du port de Montréal ainsi que sur l’accès à des autoroutes et au réseau de chemin de fer, mais de nombreux terrains y sont contaminés.

Le comité invite la Ville à élaborer, avec le milieu et le gouvernement du Québec, une « vision précise du type de développement » qu’on souhaite y favoriser.

La conjoncture politique est favorable, a souligné Michel Leblanc, qui a rappelé que le nouveau premier ministre du Québec, François Legault, avait fait du développement de l’est de Montréal « un des tests [...] de la performance économique de son gouvernement ».

Le fédéral devrait lui aussi, en cette année électorale, reconnaître « son rôle, son devoir d’investir dans ce qui été le berceau industriel du Canada : l’est de l’île », a-t-il affirmé.

Le rapport contient 13 recommandations sur des thèmes comme les territoires de développement à privilégier, l’accélération de l’investissement immobilier, l’image de marque et les éléments distinctifs de la métropole, de même que la capacité de saisir les occasions de développement.

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